PARTIT OCCITAN

Communicat de premsa

07/10/2000


La République en danger.

 La République est en danger lorsque des partis, censés incarner la diversité des opinions politiques qui garantit l'exercice de la démocratie, détournent les lois qu'ils édictent lorsqu'ils sont au pouvoir. Les affaires de financement occulte des partis - quelle que soit la méthode utilisée pour remplir les caisses - sapent les fondements de la démocratie. Ces pratiques peu républicaines jettent un discrédit durable sur l'action politique et les élus; la notion même d'intérêt général devient caduque, l'autorité publique un coquille vide.

Pour sortir de cette crise grave, le Partit Occitan propose la dissolution des partis qui ont eu recours au financement occulte pour le financement de leurs activités et l'interdiction pour leurs dirigeants de continuer une carrière politique. La redynamisation de la vie politique est à ce prix: ces mêmes dirigeants qui se félicitaient hier du renouvellement de 1a classe politique à Varsovie ou à Bucarest, aujourd'hui à Belgrade, sont pour la plupart en place depuis Brejnev ! Ni amnistie, ni repentance: il convient à la puissance publique de provoquer le choc salutaire que nous proposons.

Par ailleurs, tout parti ou mouvement politique respectant les règles démocratiques devrait pouvoir bénéficier d'une aide publique pour l'exercice de ses activités. Cependant, pour que l'ensemble des formations soient sur pied d'égalité, il conviendrait que la fraction de l'aide publique calculée aujourd'hui à partir de la représentativité au niveau national (Parlement) soit remodelée de façon à prendre en compte la représentativité au niveau local (conseiller municipaux, maires conseillers généraux, conseillers régionaux). L'autre fraction, actuellement basée sur le résultat obtenu aux élections législatives, serait automatiquement versé à tout parti, sans autre considération que son droit à la liberté d'expression.

Pour nous, en effet, la démocratie, ce n'est pas la prime aux gros partis qui se complaisent dans la mise en scène de clivages compassés, mais le débat d'idée. En donnant à chacun la possibilité de diffuser ses idées, proposer des choix différents, convaincre les citoyens de la validité de ses orientations, c'est tout simplement la démocratie que l'on reconstruit.

 

Jean VILOTTE

Secrétaire National 


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