Régionales en Provence : les raisons du choix

Lo 02/11/2015

Régionales 2015 – Liste Notre région, notre fierté avec Christophe Castaner

PAIS D’AQUI PER FAIRE AVANS !

 

Les régionales sont pour nous l’élection majeure. Nous nous sommes battus, depuis toujours, pour l’émergence des régions, pour leur représentation démocratique. Nous étions alors bien seuls. Aujourd’hui elles sont une réalité. Une réalité saluée par la participation systématique des régionalistes.

Pilier du développement durable, acteur territorial et économique majeur, soutien inconditionnel du réseau culturel, du secteur associatif, les régions constituent, avec l’Europe, un avenir commun qui reste à construire. Un avenir mis à mal par les crises économiques, les difficultés du quotidien, les peurs du lendemain. Un avenir fragilisé par les populistes sectaires, par les marchands de haine et d’exclusion, par les nationalistes avides de frontières et de retour en arrière.

Un avenir pourtant indispensable pour promouvoir l’Europe et pour « Provence-Alpes-Côte d’Azur », la rééquilibrer au Sud. Ces actions sont indispensables pour que le monde méditerranéen devienne un espace de paix et de prospérité économique, sociale et culturelle. Un avenir qui passe par une refondation institutionnelle vers un fédéralisme régional et européen, vers l’émergence du niveau occitan par la mise en commun de compétences régionales renforcées, notamment sur les plans culturel et linguistique. Cet avenir qui dessine une nouvelle voie citoyenne, qui ressource la démocratie par la proximité nous sommes aujourd’hui les seuls à le porter.

Le Partit Occitan Provence a deux élus régionaux, dont une Vice-Présidente. Ils ont œuvré pendant presque 6 ans dans les domaines de la Santé, de l’alimentation, de l’aménagement du territoire. Ils se sont mis au service du mouvement culturel et des associations de promotion de la langue régionale. Chacun a pu constater le résultat de leur action.

Cet acquis, certes réel mais fragile car beaucoup reste à faire, est un ferment de sociabilité, une aide importante à la survie de cette langue d’Oc sans laquelle la convivialité provençale et méditerranéenne est en voie accélérée de disparition. Nous ne voulons le faire prospérer.

Pour cela le Partit Occitan a lancé un appel à l’union des forces écologistes et de gauche qui aujourd’hui gouvernent cette région. Mais en concluant un accord avec le Front de Gauche nos alliés traditionnels d’EELV, ont choisi une autre voie validant ainsi une stratégie purement économiste qui répond aux stratégies nationales de la gauche. Leur liste repose sur une position exclusivement anti-austéritaire, sans tenir compte des autres facteurs qui fondent l’identité régionale. Elle exclut, de facto, la démarche régionaliste que nous portons. Les appels lancés pour une participation du POC, les divers contacts que nous avons eus sont restés sans suite.

Cette stratégie électorale s’éloigne aussi des fondamentaux de l’écologie politique : l’autonomie par rapport aux forces traditionnelles de gauche au premier tour, le rassemblement pour le second tour. Cette autonomie, stricto sensu, n’a pas survécu à l’analyse de plusieurs facteurs. Ne passons pas sous silence les divisions et les faiblesses internes à nos mouvements mais la situation électorale et le risque d’élimination induit ont poussé EELV à conclure une alliance dès le premier tour. Alliance basée, comme nous l’avons vu, sur des stratégies hexagonales à l’exclusion ou au détriment d’une réelle prise en compte des enjeux régionaux.

Le rejet de la gestion gouvernementale, le refus des orientations économiques de Valls, Macron ou Hollande n’ont pas à structurer les accords régionaux. Le résultat de l’élection régionale ne changera en rien une action présidentielle peu lisible et toute entière tournée vers le soutien à un modèle économique à bout de souffle. Un logiciel ultra libéral et centraliste qui n’a pas formaté une action régionale que revendique d’ailleurs l’ensemble de la majorité sortante, EELV et Front de Gauche compris.

Enfin le poids de l’extrême droite, derrière laquelle court toute une partie des « républicains », le risque inacceptable de voir tomber notre région dans les filets du FN justifiait aussi et à lui seul une union régionale la plus large possible et dès le premier tour.

La liste PS menée par Christophe Castaner a donc été la seule à manifester sa volonté de conclure une union avec le Partit Occitan. Aujourd’hui nous sommes dans une dynamique de rassemblement responsable eu égard à la situation politique en « Provence-Alpes-Côte d’Azur ». Notre liste a un projet, qui intègre la plateforme revendicative des régionalistes brièvement résumée ci-après :

  • Donner un vrai nom et donc une vraie chance à notre région.
  • S’engager en faveur de la mixité sociale, générationnelle, mener la guerre aux ghettos, maîtriser la péri urbanité.
  • Accompagner l’école, Promouvoir des services publics dynamiques, bâtir un avenir à notre langue régionale.
  • Soutenir l’économie de production, l’économie sociale et solidaire, une agriculture de proximité propre et à taille humaine, en appeler à la responsabilité de entrepreneuriat.
  • Ouvrir l’Europe sur la Méditerranée et refaire de notre région ce carrefour culturel et politique qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être.
  • Valoriser notre biodiversité, protéger les ressources, diversifier les énergies en priorisant le renouvelable.

Largement assis sur un bon bilan régional, revendiqué par les deux listes de gauche et écologistes le projet porte aussi un engagement fort : celui de maintenir le niveau d’intervention du service public régional, pour l’éco mobilité, l’emploi, le logement, le développement durable du territoire et la culture. « Notre Région, notre fierté » a aussi une tête de liste à l’écoute et fière d’un large partenariat dans lequel le Partit Occitan a toute sa place.

Hervé Guerrrera

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