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Comunicat Region Provença : Catalan de luench ò fraire…

L’État espagnol ne peut plus ignorer la voix d’un million de personnes mobilisées dans les rues de Barcelone pour réclamer l’organisation d’un referendum d’autodétermination. Sa réponse brutale, policière, répressive, d’un autre temps ne fera jamais taire la volonté de tout un peuple ! Provença – Catalunya Solidaritat !

Òc, l’aspiration de tout un peuple à vivre libre, en paix, au sein de l’Europe est légitime !

Òc, le droit à l’autodétermination est, comme le droit de vote, imprescriptible et reconnu en tant que tel par l’ONU. Aucune institution démocratique ne saurait le remettre en cause !

Òc , tous les démocrates et républicains sincères ne peuvent que soutenir la volonté des Catalans d’en finir avec une monarchie portée sur les fonts baptismaux par la dictature sanglante de Franco.

Òc le 1 Octobre, malgré les manœuvres, les intimidations, les diktats, les arrestations totalement arbitraires … la tradition catalane de résistance aura le dernier mot!

Òc, cette « estaca – attache, chaîne », comme d’autres par le passé, ne résistera pas devant une communauté solidaire : « Segur que tomba, tomba, tomba I ens podrem aliberar- C’est sûr elle tombera, tombera, tombera, Et nous pourrons nous libérer. »

Òc le combat des Catalans s’inscrit dans une démarche transfrontalière avec la Catalogne Nord, internationale avec l’Europe des peuples et des régions solidaires. Il ouvre la voie à une vraie représentation de toutes les nationalités!

Òc au nom les liens anciens de la Provence et de la Catalogne qui nous a offert son drapeau et « la Coupo » et comme l’ensemble des régions occitanes nous nous mobiliserons aux côtés de nos frères pour le droit et la démocratie!

Comunicat : Qu’èm hòrt preocupats per la situacion en Catalonha

Lo govèrn de Madrid que pren lo risc d’ua escalada en Catalonha

Aqueste matin la Guardia Civil, sus l’ordi deu govèrn de Madrid, qu’ei entrada en los bastiments de diferentas institucions del govèrnament autonòme de Catalonha. Qu’an interpelat un dotzenat de personas.

Desempuish mantuns dias la tension qu’ei hòrta en Catalonha. Los maires favorables au referèndum son convocats devant la justícia. Perquizicions que son miadas entà sasir tot document qui posca promòver lo referèndum. Deu son costat lo govèrn de Catalonha que confirma tota la soa volontat d’organizar lo referèndum sus l’independéncia deu 1 d’octobre.
En dehòra de tota presa de posicion sus la question de l’independéncia de Catalonha que consideram qu’ei necessari de consultar democraticament los catalans entà que poscan díser çò que vòlen. Que serà « òc » o que serà « non » mes las causas que seràn claras, com ne deven estar en democracia.

Se lo govèrn espanhòu de Madrid e considèra qu’aqueth referèndum n’ei pas legau non i a pas nat dobte que sia legitime. Efectivament la decision de l’organizar qu’ei estada presa per un parlament catalan democraticament elegit. 

Lo govèrn de Madrid qu’ei donc dens l’obligacion de prepausar ua solucion. Aquesta solucion qu’ei de crear las condicions entà que sia organizada ua consultacion deus catalans entà que poscan díser se vòlen un Estat independent o se vòlen demorar en l’Estat espanhòu en condicions d’autonomia qui son a determinar.

Non i a pas nada auta solucion que d’aplicar los principis democratics basics.
A las decisions de Madrid de uei que responen per l’òra manifestacions pacificas de milierats de catalans qu’apèran a la defensa de la democracia e qui afirman en disant « Votarem ! » que son determinats a votar lo 1er d’octobre. Que saludam los responsables màgers deus partits e de las organizacions catalanas favorablas au referèndum pr’amor qu’apèran a la mobilizacion pacifica deus ciutadans de Catalonha.

Que cranhem que las decisions deu prumèr ministre Mariano Rajoy e deu son govèrn sian de natura a méter en perilh la democracia. Qu’ei ua escalada perilhosa qui an causit las autoritats de Madrid.

 

Nous sommes très préoccupés par la situation en Catalogne

Le gouvernement de Madrid prend le risque d’une escalade en Catalogne

Ce matin, la Guardia Civil, sur l’ordre du gouvernement de Madrid, est entrée dans les bâtiments de différentes institutions du gouvernement autonome de Catalogne. Une douzaine de personnes ont été interpelées.

Depuis plusieurs jours la tension est forte en Catalogne. Les maires favorables au référendum sont convoqués devant la Justice. Des perquisitions sont menées afin de saisir tout document qui puisse promouvoir le référendum. De son côté le gouvernement de Catalogne confirme toute sa volonté d’organiser le référendum sur l’indépendance du 1er d’octobre.

En dehors de toute prise de position sur la question de l’indépendance de la Catalogne, nous considérons qu’il est nécessaire et indispensable de consulter démocratiquement les catalans afin qu’ils puissent dire ce qu’ils souhaitent. Ce sera « Oui » ou ce sera « Non» mais les choses seront claires, comme elles doivent l’être en démocratie.

Si le gouvernement de Madrid considère que ce référendum est illégal il n’y a pas de doute qu’il soit légitime. Effectivement la décision de l’organiser a été prise par un parlement catalan démocratiquement élu.

Le gouvernement de Madrid est donc dans l’obligation de proposer une solution. Cette solution est de créer les conditions pour que soit organisée une consultation des catalans afin qu’ils puissent dire s’ils veulent un État indépendant ou s’ils veulent demeurer à l’intérieur de l’État espagnol dans des conditions d’autonomie qui sont à déterminer.

Il n’existe aucune autre solution que d’appliquer les principes démocratiques basiques.

Aux décisions de Madrid d’aujourd’hui répondent pour le moment des manifestations pacifiques de milliers de catalans qui en appellent à la défense de la démocratie et qui affirment en disant « Votarem ! » qu’ils sont déterminés à voter le 1er d’octobre.

Nous saluons les principaux responsables des organisations citoyennes et des partis politiques catalans favorables au référendum en raison de leur appel à une mobilisation pacifique des citoyens de Catalogne.

Nous craignons que les décisions du premier ministre Mariano Rajoy et de son gouvernement soient de nature à mettre en péril la démocratie. Les autorités de Madrid ont choisi une escalade dangereuse.

Réconcilier économie, identité et culture ? Accordar economia, identitat e cultura ?

Article original sur https://stephaneroudier2017.wordpress.com/

Je souhaitais partager avec vous cette analyse de Joan-Ive AGARD, enseignant-chercheur, à laquelle je souscris totalement.

Les langues régionales comme facteur de développement territorial ? 

Quand on observe les territoires métropolitains et ultramarins à forte identité, comme la Bretagne, la Corse, le Pays Basque et la Réunion, on constate que ces régions savent mobiliser leur langue et leur culture comme éléments de différenciation positive. Elles mettent en avant leur identité et la considère comme une opportunité pour leur territoire.

Ainsi, lorsque vous entrez en terre bretonne tout vous indique que vous y êtes : la géographie, les pierres, l’architecture, la signalétique routière, les cités, les offices de tourisme, les commerces, les artisans, les chambres d’hôtes, les restaurants et même les industries et les artistes, tous reprennent les emblèmes, les drapeaux, la langue pour se dire, se signaler, s’exprimer, s’affirmer en tant que terre bretonne.

Production, créations et services locaux sont systématiquement mis en avant. Dénominations, étiquettes, publicités, affiches… toutes utilisent la langue régionale et les couleurs, souvent en texte bilingue pour se démarquer.

Ainsi, le territoire et ses acteurs économiques, institutionnels et créatifs produisent un ensemble de messages et de signes qui concourent à l’émergence d’un milieu, d’une ambiance, d’un environnement cohérent, identifiable culturellement, c’est-à-dire un territoire qui se nomme !

Cette mobilisation des éléments culturels et patrimoniaux présente deux avantages majeurs et concernent deux cibles de populations principales. Tout d’abord elle permet de stimuler la cohésion sociale en renforçant le sentiment d’appartenance des acteurs locaux (la fierté d’être basque ou corse par exemple) avec un effet positif structurel : la volonté de vivre au pays, d’y développer une activité et de contribuer au bien commun.

D’autre part, le fait de s’appuyer sur l’identité permet une différenciation positive du territoire par les visiteurs. Cette distinction déclenche auprès des touristes un effet « d’exotisme proche », le sentiment de découvrir une différence inédite et enrichissante. Cette identité culturelle est un marqueur d’originalité, qui est un élément de plus en plus recherché par les « découvreurs de nos territoires », troublés par les effets d’une mondialisation uniformisatrice. L’identité, la culture régionale sont la réponse à leur quête hédoniste d’authenticité et d’expériences sincères.

Mais qu’en est-il de la situation périgourdine ?

La culture occitane périgourdine : une ressource gaspillée ?

Lorsque l’on examine le cas du Perigòrd, on ne peut que constater l’absence de la langue occitane dans les politiques de communication touristique pour ce territoire. En effet, très rares sont les utilisations de cette culture dans les offres des activités des industries créatives comme l’artisanat, la gastronomie, l’hôtellerie, l’œnotourisme, le sport, les festivals culturels… et les services touristiques.

Paradoxalement, le Perigòrd est la région où l’Occitan est encore le plus compris, le plus pratiqué au sein des familles et où la volonté de préserver ou de vivifier la langue est la plus élevée de toute la zone linguistique occitane.

En résumé, le Perigòrd, demeure un lieu de pratique relativement élevé, mais semble se désintéresser de ce patrimoine immatériel. Pire, les acteurs locaux et étrangement ceux qui ont la charge d’administrer le territoire ont tellement intégré la « vergonha » (vergogne en français, c’est-à-dire la honte) de leur langue qui la considère comme un patois déclassé. Aussi, la mobilisation de l’occitan est-elle marginale et elle est considérée comme une démarche passéiste, sans valeur et sans avenir.

Une ressource déterminante pour les industries créatives

Regardons à présent où se porte l’attention et les réalisations des politiques publiques en Perigòrd. Un exemple emblématique domine. La très belle réalisation du nouveau « mastodonte » touristique de Lascaux IV résume la situation locale. Le territoire se nomme et s’exprime par la Préhistoire.

C’est un choix stratégique qui a certes des vertus mais qui possède un trait faible pouvoir d’identification positif pour les habitants. Se projeter en tant qu’homos sapiens préhistorique, même en tant que Cro-Magnon artiste des âges anciens, est particulièrement difficile. Alors que la culture occitane, est, elle, dans l’Histoire ! Ainsi, notre territoire appartient à une culture millénaire brillante qui a contribué au fondement des formes de la littérature occidentale (poésie, prose, chant, avec notamment le mouvement littéraire médiéval des Trobadors). Elle véhicule des valeurs humanistes d’une extrême modernité comme celle du « Paratge » (noblesse de cœur, puis notion d’égalité dans la diversité). Elle permet de générer un sentiment de distinction positif. 

En conclusion, à l’instar des territoires comme la très moderne Catalogne, le bouillonnant Pays Basque, si le Perigòrd savait mobiliser sa culture, sa langue occitane comme une ressource, un atout, un ensemble d’activités et de professions appartenant aux industries créatives comme les : formateurs, enseignants, artistes, auteurs, traducteurs, designers, éditeurs, doubleurs, vidéastes, cinéastes, scénaristes, graphistes, créateurs de jeux vidéo, informaticiens, web-managers, web-designer, community managers, imprimeurs… pourraient s’agréger, se développer sur le territoire. Une véritable économie créative liée à la culture, au tourisme qui valoriseraient les productions et les services locaux en circuits courts et durables pourraient se révéler.

C’est la raison pour laquelle nous sommes intimement persuadés qu’une telle démarche, permettrait de réconcilier économie, identité culture pour « lo ben de tots ! (le bien de tous !)»

Joan-Ive AGARD

Enseignant chercheur.

Déclaration de candidature d’Anne-Marie Hautant dans le Vaucluse

Mon histoire familiale m’a coupée de mes racines normand­ bretonne. J’ai un attachement viscéral à cette terre provençale qui m’a accueillie. Ma reconnaissance est portée par mes enfants qui ont suivi un parcours d’enseignement bilingue « provençal­-français » depuis la maternelle. Je vois ainsi germer en eux la graine de l’ouverture sur le monde et du respect de la différence.

Le monde nouveau se construira autour de 2 mots : Biodiversité et Ethnodiversité.

Viure, decidir e trabalhar au païs ! L’Assemblée Nationale est le lieu où doit être débattue notre identité française et obtenue une vraie décentralisation avec des régions fortes et autonomes !

Etre régionaliste c’est redonner du sens à la vie, remettre l’humain au centre de nos actions et :

-Décider, chez nous de notre devenir : « penser global ­agir local » est le gage de l’efficacité.

-Regarder les différences comme une mine de richesses dont chacun doit être fier.

-Refuser la mise en concurrence mortifère entre tous et chacun : ce qui n’a plus de prix ne vaut rien !

-Affirmer la démocratie locale et lutter contre les « baronnies » qui gèlent nos territoires

-Démontrer que l’avenir de nos enfants est possible chez nous et pas uniquement à Paris !

-Défendre la ruralité, stopper le départ de nos forces vives vers la capitale ou les métropoles

-Réaliser ici notre développement économique et culturel à partir de nos richesses propres

-Assurer la solidarité entre tous et défendre l’idée d’un monde juste, équilibré, respectueux.

-Acter que le monde est un village et que rien ne peut se passer ici sans conséquences ailleurs.


Les états-nations, le manque de courage des politiques, l’ultra libéralisme triomphant ont mené le monde au bord du gouffre … Les régionalistes qui aspirent à « un monde des régions et des peuples solidaires » sont dans le sens de l’histoire et portent les idées pour « ne pas rater la transition en marche ».


Grâce à votre vote cet horizon peut devenir réalité.


Les 11 et 18 juin prochains « envoyez-moi à Paris que je leur parle de notre Pays » !


Anne­ Marie HAUTANT

Le blog : https://annemariehautant.wordpress.com/

La page Facebook : Anne Marie Hautant – Législatives Vaucluse 4

DE MUSCLES SUS SON ROCAS ! STOP AUX MÉLENCHONADES !

Ais de Provença, 15 de mai

Après avoir été élu local, conseiller général et sénateur de l’Essonne, candidat battu à Hénin Beaumont, député absentéiste européen du Sud-Ouest Occitan, Jean-Luc Mélenchon, dans une logique de parachutage qu’on pensait révolue, jette son dévolu sur Marseille.

Appâté par les résultats des dernières présidentielles le chef autoproclamé de la France insoumise laisse, dans sa grande magnanimité, le choix aux électeurs autochtones : « Soit ce sera moi, soit vous resterez comme des moules sur votre rocher » a t-il déclaré.

Si la métaphore est adaptée à notre réalité littorale la comparaison avec ces invertébrés est, comme la méthode politique employée en matière d’atterrissage politique, tout particulièrement abjecte et méprisante.

Nous demandons aux électrices et aux électeurs de ne pas cautionner ces manœuvres électoralistes éculées.

Des quartiers populaires durement touchés par la misère et le chômage aux poches « boboisées » en passant par les populations les plus aisées, Marseille a exprimé sa contestation. Mais Marseille mérite mieux qu’une opération aéroportée sans lendemain !

Nous appelons donc les Marseillaises, Marseillais à porter leurs suffrages sur la candidature de leur député sortant : Patrick Mennucci.

Mouvement Région – Provence Fédération provençale du Partit Occitan

Fédération Régions & Peuples Solidaires

Mel : regionprovence@wanadoo.fr

 06 87 42 62 96

Las candidaturas occitanistas sostengudas pel Partit Occitan

Nòstres candidats a las eleccions legislativas 2017 / Nos candidats aux élections législatives 2017 :

Gisèle Berlic, Philippe Vilmen remplaçant, 2ème circonscription du Tarn.

Page Facebook. Twitter. Blog.

Didier Cade, Danièle Collombon remplaçante, 6ème circonscription du Var.

Blog. Twitter.

Thérèse de Boissezon, Julien Bayssac remplaçant, 1ère circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

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A télécharger : profession de foi

David Grosclaude, Maëva Caubet remplaçante, 3ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

david-grosclaude.com Twitter

A télécharger : profession de foi

Anne-Marie Hautant, Bernard Vaton remplaçant, 4ème circonscription du Vaucluse.

A télécharger : Profession de foi.

Stéphane Roudier, Marie-Émilie Pasquer remplaçante, 4ème circonscription de Dordogne.

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A télécharger : profession de foi

Le Partit Occitan sosten tanben le candidat / Le Partit Occitan apporte son soutien au candidat :

Didier CHEREL (EELV), Sylviane FRANZETTI, remplaçante, Partit Occitan, dans la 9ème circonscription des Alpes-Maritimes.

Nous soutenons aussi des dizaines de candidatures partout en France avec Régions et Peuples Solidaires.

Présidentielles : une victoire du vote « contre », une volonté de renouvellement

C’est un « ouf » de soulagement que nous avons vécu dimanche soir au vu de la nette victoire de Macron face à Le Pen. Mais derrière les pourcentages affichés, il fallait bien comprendre que le Front National avait encore progressé en nombre de voix, et que les électeurs d’En Marche se retrouvait plus dans un vote « contre » que dans un vote d’adhésion à un programme.

En Occitanie, ce sont plus de 1 000 communes qui ont placé l’extrême droite en tête, des villages en général, mais aussi une centaine villes de plus de 5 000 habitants, principalement le long de la Méditerranée.

L’Europe a été un des éléments clés d’opposition de ce second tour. Après la crise du Brexit, il semblait important de défendre l’idée de l’Europe, de faire vibrer son hymne « l’Ode à la joie ». Si ce quinquennat s’inscrit clairement dans une vision européenne, comme devrait certainement le faire l’Allemagne dans quelques mois avec Angela Merkel ou Martin Schulz, il restera encore à la transformer, en évoluant vers une Europe des Etats à une Europe des Régions et des Peuples Solidaires.

L’heure va être maintenant aux législatives et reste à savoir quelle majorité va se dégager. Si Emmanuel Macron est le plus jeune président de la République, il pourrait également être le plus faible. Quoi qu’il en soit, pour nous, l’essentiel réside dans nos propositions : elles tiendront compte de la recomposition des partis traditionnels, de droite comme de gauche, qui va se faire inévitablement dans une logique de surenchère. Les propositions « centristes » ne seront pas davantage des réponses toutes faites à nos réalités régionales. Aussi, pour nous, le nécessaire appel à la société civile est prioritaire ; car c’est à elle que nos revendications s’adressent, dans une logique de proximité et pour plus de démocratisation de la vie politique.

Le Partit Occitan présentera des candidates et des candidats pour porter des idées souvent absentes du débat présidentiel comme la construction d’une France fédérale capable de répondre à la diversité des situations régionales, des services publics locaux avec les collectivités territoriales plutôt que la recentralisation qui pourrait s’opérer avec la suppression de la taxe d’habitation comme cela a été le cas avec la suppression de la taxe professionnelle. Nous défendrons aussi des politiques environnementales (transport, énergie), sociales (code du travail) ou culturelles (diversité linguistique).

Les citoyens ont voté massivement pour un renouvellement politique. Le Partit Occitan souhaite que ce quinquennat débouche sur un réel renouvellement des pratiques et des politiques. C’est nécessaire pour notre démocratie.

Presidenciala : la posicion del Partit Occitan

Version française à la suite

La preséncia de 11 candidats a l’eleccion presidenciau que poderé deishar créder que l’auhèrta de causida ei rica. Que consideram que n’ei pas lo cas. 

Lo centralisme mediatic s’ei apoderat aquera eleccion e l’aparenta diversitat de las candidaturas masca ua cèrta uniformitat.

Los onze candidats son silenciós o mei que discrets suus tèmas qui son tà nosautes los enjòcs màgers per doman. 

Non i a pas arrés entà denonciar lo centralisme. En las quitas proposicions deus candidats qui disen voler ua navèra constitucion tà crear ua VIau Republica, que constatam que la question de la descentralizacion deu poder n’ei pas abordada. Lo modèl centralista bonapartista e jacobinista n’ei pas remetut en question. Tot lo monde que semblan de créder que la darrèra refòrma territoriau ei ua escaduda mentre qu’a participat a la recentralizacion deu poder. Non i a pas arren en lo programa deus candidats sus la question. Ua vertadèra regionalizacion democratica qu’ei la realizacion de l’autonomia regionau e interregionau occitana. L’autonomia qu’ei sonque la concretizacion de l’idea federau que volem e qui’s perlonga en ua Euròpa federau democratica e sociau.

Non i a pas arren en lo programa deu candidats entà portar l’idea d’ua Euròpa descentralizada e regionalizada. Que constatam que los qui denóncian l’Euròpa son nombrós. Totun arrés non disen que l’Euròpa de uei mia la politica voluda e aprovada peus diferents caps d’Estats.  Nosautes, europèistas e regionalistas convençuts, constatam que l’Euròpa ei eficaça quan ei descentralizada, quan ei regionalizada e qu’arremarcam que los sostiens màgers de l’idea europèa  son las regions. 

Lo cambiament climatic e la question energetica que hèn partida tanben tà nosautes de las prioritats. Mes non i a pas arrés en los candidats entà mentàver que son las regions e las collectivitats territoriaus en generau, qui òbran de faiçon eficaça per çò qu’ei de la luta contra lo cambiament climatic e per çò de la reconversion energetica. Los Estats, e donc los govèrns deus Estats, que s’acontentan sovent de declaracions de principi, mes que demoran incapables de vertadèrament passar  a l’accion.  

Qu’arregretam tanben que non sian pas evocats en aquera campanha presidenciau las questions ligadas a las lengas ditas regionaus. La question de la diversitat culturau qu’ei tròp sovent evocada de faiçon negativa, com se representava un perilh taus principis republicans. 

Que constatam que l’eleccion presidenciau qui aucupa l’espaci mediatic desempuish mei d’ua annada ei l’eleccion d’un òmi o d’ua hemna. 

Quauques mes après aquera eleccion que’s poderé que la decepcion estosse de las granas, com n’estó au cap de quauques mes per las eleccions passadas. 

Non i a pas nat òmi o nada hemna providenciau. La democracia n’ei pas dens l’eleccion d’un president mes dens ua practica de la democracia a tots los nivèus. 

Lo Partit Occitan qu’ei tanben hòrt preocupat per la banalizacion de las ideas de l’extrema dreta au parat d’aquesta eleccion e per l’influéncia tostemps mei grana au demiei de la populacion de las soas ideas. 

Présindentielle : la position du Partit Occitan

La présence de 11 candidats à l’élection présidentielle pourrait laisser croire que l’offre de choix est riche. Nous considérons que ce n’est pas le cas. 

Le centralisme médiatique s’est emparé de cette élection et cette apparente diversité masque en fait une attristante uniformité.

Les onze candidats sont silencieux ou très discrets sur les thèmes qui sont pour nous les enjeux primordiaux pour l’avenir.

Aucune parole pour dénoncer le centralisme. Dans les propositions des candidats qui disent vouloir une nouvelle Constitution pour créer la Vième République, nous constatons que la question de la décentralisation des pouvoirs n’est pas abordée. Le modèle centraliste bonapartiste et jacobiniste n’est pas remis en question. Tous semblent croire que la dernière réforme territoriale est une réussite alors qu’elle a participé à une recentralisation du pouvoir. Nous ne trouvons rien dans les programmes des candidats sur cette question. Une véritable régionalisation démocratique serait la réalisation de l’autonomie régionale et inter-régionale occitane. L’autonomie est ainsi la concrétisation de l’idée fédérale que nous voulons et qui doit se prolonger par une Europe fédérale, démocratique et sociale.

Rien non plus dans le programme des candidats pour promouvoir l’idée d’une Europe décentralisée et régionalisée. Nous notons que les dénonciateurs de l’Europe sont nombreux, amis aucun ne dit que l’Europe actuelle mène la politique voulue et approuvée par les différents chefs d’État. Nous autres, européistes et régionalistes convaincus, nous constatons que l’Europe est efficace quand elle est décentralisée, quand elle est régionalisée et nous remarquons que les soutiens principaux de l’idée européenne sont les régions.

Le changement climatique et la question énergétique font aussi partie de nos priorités. Aucun des candidats ne mentionne que ce sont les régions et les collectivités territoriales en général qui œuvrent de façon efficace dans la lutte contre le changement climatique et pour la reconversion énergétique. Les États, et donc les gouvernements des États, se contentent souvent de pompeuses déclarations de principe mais restent incapables de passer véritablement à l’action.

Nous regrettons aussi que ne soient pas évoquées dans cette campagne les questions liées aux langues dites régionales. La question de la diversité culturelle est trop souvent envisagée de façon négative, comme si elle représentait un danger pour les principes républicains.

Nous constatons que l’élection présidentielle occupe l’espace médiatique depuis plus d’un an pour l’élection d ‘un homme ou d’une femme. Quelques mois après cette élection, la déception pourrait être bien grande, comme ce fut le cas au bout de quelques mois lors des précédentes élections.

Il n’y a pas d’homme providentiel ou de femme providentielle. La démocratie ne se réduit pas a l’élection d’un président, mais réside dans une pratique à tous les niveaux.

Le Partit Occitan est aussi fortement préoccupé par la banalisation des idées de l’extrême-droite au cours de cette élection et par la montée de l’influence de ses idées parmi la population.

Region Provença comunica : Presidenciala : çò que volem !

Mouvement Région – Provence

Fédération provençale du Partit Occitan

Fédération Régions & Peuples Solidaires

Mel : regionprovence@wanadoo.fr

 

Communiqué de Presse, 11/04/2017

PRESIDENCIALA : ÇÒ QUE VOLEM !

Région Provence, fédération provençale du partit occitan, rappelle son opposition à l’extrême droite, à l’ultra libéralisme, au nationalisme étroit et anti-européen, au retour des frontières.

Nos valeurs régionalistes, autonomistes, écologistes, humanistes et sociales guideront nos choix pour les échéances présidentielles.

Ensemble résistons aux diktats du centralisme autoritaire, hérité de tous les despotismes de notre histoire, qui étouffe la diversité et la vitalité territoriales.

Choisissons les candidatures les moins incompatibles avec nos engagements : la démocratie régionale fédérant une Europe délivrée des carcans nationalistes, respectant la personnalité et les langues des territoires, et sérieusement engagée dans la transition énergétique.

La citoyenneté, la solidarité, la convivéncia que nous voulons passent par une refondation de la démocratie et une participation de tous, du local au global.

Faute d’une candidature régionaliste, fédéraliste, voilà le cadre qui doit guider le choix des électrices et des électeurs, voilà la voie que nous entendons suivre!

Aix-en-Provence : Les identitaires récupèrent

Sous couvert de célébrer Guillaume « le libérateur », un Bosonide d’Arles qui au tournant de l’an Mille aurait chassé les sarrasins, les Maures… bref les descendants de l’islam d’Al Andalus, de Provence un groupuscule néo fasciste défilait le samedi 28 Janvier dans les rues d’Aix-en-Provence.

Dopés par les scores du FN et la montée mondiale des populismes ces activistes, qui se drapent dans le drapeau provençal et essayent de chanter le « Coupo Santo », sont en fait là pour célébrer l’accession d’Hitler, le 30 janvier 1933, à la chancellerie d’Allemagne.

Rien à voir avec leur prétendu « identité Provençale ». Nous dénonçons, avec la plus grande force, cette insupportable récupération. D’abord parce que le blason des Bosons d’Arles n’est pas le drapeau que nous légueront les catalans, c’est en fait la croix occitane dont hériteront les comtes de Toulouse, marquis de Provence, mais ensuite et surtout parce que cette terre de Provence c’est toute autre chose.

Historiquement la Provence, c’est la Démocratie, des Grecs, les Républiques des Romains, les libertés communales des consuls et de la Constitution Provençale, le droit des révolutionnaires de 1789 et des républicains de 1851, la résistance des Maquisards. Cette terre, nourrie de l’apport des immigrations, a toujours su intégrer, synthétiser, fabriquer dans la convivialité de ses villes et ces villages, un vivre ensemble séculaire et toujours vivant.

Sa langue, l’Occitan / langue d’Oc, léguée par l’empire romain, magnifiquement chantée par ces troubadours puisant dans l’imaginaire des poètes d’Al-Andalus, a été partagée par les nouveaux arrivants. L’accent, qu’elle nous a laissé, continue, comme le francitan, de vivre dans les quartiers populaires.

Nous refusons et récusons cette vision ultra droitière et révisionniste de notre Histoire. Si le nationalisme total de Maurras, négationniste absolu de l’apport politique de nos anciens, a pollué à partir des années 1920 l’histoire du régionalisme provençal, aujourd’hui nous savons et ne laisserons pas faire !

Pour le Partit Occitan
Hervé GUERRERA