10 janvier 2014
Continuité territoriale,
Arrêtés Miot : La Corse doit devenir
maître du jeu
Une nouvelle fois le Conseil
Constitutionnel, dont Pierre Joxe estime « qu'il vient de
monter son caractère profondément
réactionnaire [pour ses décisions] concernant les
mesures fiscales », a censuré le dispositif fiscal
sur les droits de succession en Corse adopté par les
parlementaires pour succéder aux
Arrêtés Miot. Et dans la crise de la SNCM, la
Corse subit une énième fois tous les
inconvénients d'une grève de la
dernière chance pour les salariés, tandis que
Paris et Marseille ont seuls le pouvoir de décider.
Que la SNCM sauve sa peau, ou plutôt réussisse sa
mue vers une compagnie en rupture avec l'histoire
multi-décennale d'un modèle économique
« hors-sol », fondé
sur la recherche dans la poche des finances publiques des moyens de
financer des excès en tous genres, est évidemment
souhaitable. Elle serait alors comparable à la CCM,
compagnie à capitaux publics et
bénéficiant des retombées de la
continuité territoriale, tout en restant dans des clous
économiques acceptables. Mais la façon dont cela
se passe est complètement folle.
Les ports sont bloqués. Les transporteurs y ajoutent une
couche de corporatisme alors que le « service
minimum » réclamé pendant tant
et tant d'années est enfin réalisé de
facto par les bateaux de la Corsica Ferries. Les producteurs de
clémentines sont ainsi coupés de leurs
marchés au moment le plus fort de leur production et sont
donc, avec des milliers d'usagers en détresse, les
éternelles victimes d'une machine à bloquer
devenue totalement insupportable.
La desserte de la Corse a besoin d'une variété de
l'offre. Aucun monopole ne serait acceptable pour l'île, et
la triste situation des transports maritimes en Sardaigne, tributaire
du monopole de fait exercé par l'entente entre les
compagnies privées qui la desservent, est là pour
en attester.
La suite sur le blog de
François Alfonsi :
Citer cet article : http://partitoccitan.org/archivas/article1027.html