« Le Monde » publiait le 12/04/2012, la carte des dépenses consacrées par l’Etat aux élèves des premier et second degrés.
Issue d’un rapport « d’observations provisoires » de la Cour des comptes, cette carte montre nettement que dans l’école de l’Etat jacobin, le chouchou, c’est Paris.
Ainsi l’Etat consacre-t-il 35 à 50% de crédits de plus à un collégien ou un lycéen de Paris qu’à un collégien ou un lycéen en Occitanie… ou en banlieue parisienne.
6.156 euros par lycéen dans l’académie de Nice ou 6.289 euros par lycéen dans l’académie de Montpellier, (6.320 euros par lycéen dans l’académie de Créteil), contre 9.300 euros par lycéen dans l’académie de Paris...
En matière d’éducation, comme pour les services publics en général, l’Etat est au service d’une petite élite parisienne soucieuse de conserver ses privilèges.
Cette question reste pourtant tabou dans la campagne présidentielle, la plupart des candidats refusant une évolution fédérale de la république et l’autonomie des régions.
Pourtant sans une répartition plus juste des moyens nationaux et la véritable régionalisation de leur mise en œuvre, il ne peut y avoir d’égalité réelle.
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