Selon certaines informations (Sud-Ouest 05/01/2013), des trains nationaux pourraient être transférés aux Régions.
Actuellement, le Code des transports précise que « l’État veille à l’organisation des services de transports ferroviaires de personnes d’intérêt national ».
L’article 30 du texte sur la Décentralisation, actuellement en préparation, stipulerait que « seuls les services de jour entre des villes de plus de 100 000 habitants, situées dans des régions différentes non contiguës, peuvent faire l’objet d’un conventionnement avec l’État ».
Certaines lignes inter-cités occitanes n’entrent donc plus dans les nouveaux critères. Mais le texte de loi prévoit toutefois de donner la possibilité à deux régions limitrophes de passer une convention avec la SNCF pour exploiter ces lignes.
Ainsi sur Hendaye-Toulouse, l’Aquitaine et Midi-Pyrénées deviendraient autorités organisatrices en lieu et place de l’État.
Ce sont les deux Régions qui décideraient du plan de circulation (horaires, nombre d’allers-retours, d’arrêts etc.) de la ligne.
Il y a deux ans, c’était pourtant tout le contraire. En décembre 2010, une convention pour « l’exploitation des trains d’équilibre du territoire » avait été signée entre l’État et la SNCF. Via un réseau de 37 lignes, il s’agissait de « garantir la pérennité de ces trains Corail qui irriguent la France. D’offrir aux voyageurs un service public de référence complémentaire des TGV et des TER, de s’inscrire dans les objectifs du Grenelle de l’environnement, d’aménager le territoire et d’irriguer les territoires ruraux dans un souci de cohésion national. »
Pour le moment, il semble que l’ARF (Association des régions de France) émette des réserves sur ce projet.
Pourtant, ne peut-on voir ici l’occasion d’amorcer un véritable réseau ferroviaire inter-occitan en sortant de la logique de l’étoile de Legrand matrice du réseau hexagonal centré sur Paris dès 1842 ?
Ce réseau inter-occitan, actuellement en cours de démantellement car « sans intérêt national » d’un point de vue parisien, s’impose dans une logique occitane. Limoges-Bordeaux, Bordeaux-Nice, Clermont-Béziers, Toulouse-Hendaye, Bordeaux-Lyon... et leurs arrêts intermédiaires sont vitaux pour nos relations inter-régionales.
Les régions doivent définir des Lignes d’Intérêt Occitan et en prendre la gestion.
Une amie d’Antibes, souhaitant participer au congrès du Partit Occitan à Montauban le 9 février 2013, nous écrivait « trop loin pour moi, Montauban, même s’il y a un train de nuit ... qui fait Antibes - Paris - Montauban ! (vive la centralisation) »...