Jean-Luc Mélenchon a profité de ses voeux à la presse du 10/01/2013, pour dénoncer violemment le projet de décentralisation du gouvernement socialiste.
Pour le co-président du Parti de Gauche, « il serait absolument inacceptable que l’on mette le doigt dans la machine à déchiqueter la République que serait la loi à géométrie variable, telle que l’ont suggéré quelques-uns des plus éminents dirigeants de l’actuel gouvernement ou de leurs soutiens parlementaires ».
« Nous n’accepterons pas que la loi votée par tous s’applique différemment, voire ne s’applique pas, selon que l’on vit en Aquitaine ou en Bretagne, que l’on vit dans la région PACA ou dans le Grand Est ». « Ce serait une régression de la France vers le système féodal, déjà si largement entamée », a-t-il déclaré, dénonçant une « institution de potentats locaux ».
« Nous trouvons incroyables que des dispositifs aient permis de changer les frontières des régions et qu’on fasse, non seulement rien contre, mais qu’on l’approuve », ajoutait-il.
L’ancien candidat FDG aux présidentielles voit dans le projet de décentralisation, et notamment « cette foucade de grande région Alsace », créée « par la fusion de toutes les collectivités locales qui se trouvent là », la marque d’« un retour à l’explosion du territoire, des compétitions des uns contre les autres qui ont ruiné l’unité des peuples et des travailleurs dans les pays voisins ».
Avant de conclure « Dois-je raconter à chacun ce qu’a donné cette espèce d’envolée folle furieuse vers les autonomies dans l’Espagne, si chère à notre cœur ? »