Occitanie / Pays catalan : Les écologistes et les régionalistes, compagnons de route pour les régionales

C’est donc acté, Régions et Peuples Solidaires (R&PS) rejoint la liste écologiste de rassemblement portée par Antoine Maurice.

C’est une Pèire Costa, Directeur de Régions et Peuples Solidaires (R&PS) tout sourire qui a rendu « officiel », ce vendredi matin, le « ralliement à la liste de rassemblement des écologistes ».

Pour le régionaliste, qui avait réuni la presse, c’était (presque) une évidence, avec « notre socle idéologique proche avec les écologistes », c’est « une alliance cohérente d’un point de vue historique », nous nous situons « dans un espace politique proche de celui des écologistes » et « chaque fois qu’on a des élus » on est « toujours dans des groupes écologistes dans une majorité de gauche ».

En pratique, régionalistes et écologistes sont des « compagnons de route » de longue date. Ils forment même, ensemble, un groupe au Conseil Régional, depuis 2010. En Région, R&PS est représenté dans la partie occitane par Partit Occitan (POc) et dans la partie catalane par Oui au Pays Catalan (OpCat) et Esquerra Republicana de Catalunya (ERC).

« On croit à l’Europe des Régions. » – Antoine Maurice

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Langues régionales en France : État des lieux et perspectives d’avenir

À l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, la Délégation du Gouvernement de Catalogne en France a le plaisir de vous inviter le 22 février à 18h30 au débat en ligne « Langues régionales en France : état des lieux et perspectives d’avenir ».

Interviendront dans ce débat la sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, Frédérique Espagnac, le député du Morbihan, Paul Molac, auteur de la proposition de loi relative à la promotion et protection des langues régionales et Joaquim Nadal, ancien ministre du gouvernement catalan et rapporteur au Parlement de Catalogne de la proposition de loi de politique linguistique de Catalogne en 1997. Le débat sera animé par Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef de L’Express, spécialiste des régions.

Lien vers la conférence

Hydroélectricité : pour une régionalisation publique de la SHEM

Demandée par l’union européenne depuis que EDF a perdu son statut public en 2004, la mise en concurrence des contrats de concession des barrages et installations hydroélectriques menace également l’avenir de la SHEM, filiale d’Engie (ex GDF Suez). Ce sont plus de 300 emplois qui sont en jeu au sein de cet acteur fortement présent dans les Pyrénées et les rivières de la Dordogne et du Lot.

Si l’État réfléchit à une transformation en quasi régie publique de l’activité d’EDF dédiée aux énergies hydroélectriques, baptisée EDF Azur, rien n’est prévu pour la SHEM, qui, vue de Paris, ne représente que 2% de la production hydroélectrique. L’État pourrait sacrifier les 12 barrages et 56 usines exploités par la SHEM pour contenter la commission européenne tout en conservant sa branche EDF. Pour nos régions, cette production représente pourtant la consommation d’un million d’habitants.

Le Partit Occitan propose une intervention des régions, appuyées par la Caisse des dépôts via la banque des territoires, pour assurer un avenir local à une SHEM qui aurait une part publique majoritaire, comme c’est le cas pour la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). C’est indispensable pour conserver les emplois et le savoir-faire local. Abandonner ces ouvrages hydroélectriques à des intérêts capitalistiques lointains, ferait courir le risque d’une dérégulation de la gestion partagée de la ressource en eau, qui serait néfaste pour notre environnement, nos montagnes, nos rivières.

Une situation inédite en Catalogne

Les démocrates européens doivent tirer les leçons des élection du 14 février

La question de l’indépendance n’est pas l’affaire du Partit Occitan. C’est l’affaire des catalans. Cependant, le Partit Occitan, pour des raisons évidentes, est attentif à tout ce qui concerne la démocratie en Europe.

Le P.OC constate que les électeurs catalans ont voté en faveur des partis indépendantistes, des partis favorables à une solution politique du conflit entre l’État central espagnol et la Catalogne.

La première leçon qu’il faut tirer de ces élections est simple : ceux qui ont été condamnés par une justice très partiale pour leur action politique en faveur de l’indépendance, doivent être amnistiés et retrouver leur liberté complète.

La deuxième leçon est que les partis indépendantistes gouverneront en Catalogne avec pour la première fois une majorité en sièges au Parlement et une majorité de voix dans les urnes.

Le gouvernement de Madrid doit tirer les leçons de cette situation. Un peu plus de trois ans après la répression organisée le jour du référendum en 2017, les idées indépendantistes continuent de progresser. Le dialogue est obligatoire.

L’Europe aussi doit tirer les leçons de cette situation. Les différents gouvernements européens qui sont restés sourds et muets lors des appels faits par les démocrates catalans au moment du procès des responsables politiques indépendantistes doivent intervenir pour que les valeurs démocratiques soient respectées sur ce territoire européen qu’est la Catalogne.

Una situacion inedita en Catalonha

Catalonha los democratas europèus devon tirar leçons de las eleccions del 14 de febrièr

La question de l’independéncia es pas l’afar del Partit Occitan. Es l’afar dels catalans. Pasmens, lo Partit Occitan, per rasons evidentas es atentiu a tot çò que pertòca la democracia en Euròpa.

Lo P.OC constata que los electors catalans an votat en favor de partits indendentistas, de partits favorables a une solucion politica del conflicte entre l’Estat central espanhòl e Catalonha.

La primièra leçon que cal tirar d’aqueras elecions es que los que foguèron condamnats per lor accion en favor de l’independéncia devon èstre amnistiats e devon tornar trobar una libertat complèta.

La segonda leçon es que los partits independentistas governaràn en Catalonha e, pel primièr còp, o faràn amb una majoritat en siètis al Parlament e amb una majoritat en voses dins las urnas.

Lo govèrn de Madrid deu tirar las leçons d’aquera situacion. Un pauc mai de tres ans après la repression organizada lo jorn del referèndum de 2017, las ideas independentistas contunhan de progressar. Lo dialògue es obligatòri. I pòt pas escapar.

Euròpa tanben dèu tirar las leçons d’aquera situacion. Los diferents govèrns europèus que son demorats muts e sords a la crida faita pel democratas catalans al moment del procès dels reponsables politics independentistas, devon ara intervenir per que las valors democraticas sián respectadas en aquel territòri europèu qu’es Catalonha.

Lettre aux députés

Madame, Monsieur,

Vous êtes la députée ou le député d’un territoire où l’on parle l’occitan. Peut-être dites vous langue d’Oc ? Peu importe, c’est la même langue.

Vos collègues sénateurs viennent de voter un texte concernant les langues dites régionales. Ils disposaient d’une proposition de loi venant de votre assemblée . Malheureusement cette proposition avait été un peu (beaucoup trop selon nous) remaniée avant de leur parvenir.

Votre collègue Paul Molac avait pourtant fait un bon texte, excellent même. Il est vrai qu’il connaît bien le sujet et qu’il est soutenu dans sa démarche par de très nombreuses associations de nos territoires.

Cela fait des années et des années que les langues de France sont en souffrance. Aujourd’hui elles risquent de disparaître. Le texte qui vous viendra du Sénat est un bon texte, courageux, novateur.

Il réparera, si vous le votez, des erreurs commises par le passé. Il ne s’agit pas de faire dans la repentance ni rien de ce genre. Il s’agit simplement de compléter ce qui a été introduit en 1951 par la loi Deixonne et en 2008 par l’article 75-1 de la constitution.

Les langues de France sont parlées par des citoyens de la République qui ne demandent que l’application des principes républicains. Les femmes et les hommes sont égaux, ils doivent être libres parler, de cultiver et de transmettre leurs langues. Quant à la fraternité on apprend à l’exprimer dans toutes les langues, et en occitan aussi, bien évidemment.

À l’heure où l’humanité cherche des solutions novatrices pour sauver la diversité biologique vous avez bien compris que la diversité est un tout. On ne sauvera pas la diversité biologique si l’on ne sauve pas la diversité des cultures et des langues. Les langues ne sont-elles pas notre premier biotope, pour nous les humains ?

Lutter contre le réchauffement climatique est nécessaire ; pour cela il faut aussi lutter contre le refroidissement culturel qu’est l’uniformisation. À ce jeu de l’uniformité personne n’y gagnera. Pas même la dernière langue qui sortira « victorieuse » de cette guerre archaïque contre les langues, ou entre les langues.

Vous serez peut-être tenté, ou peut-être certains vous conseilleront-ils de supprimer telle ou telle disposition du texte qui vous arrivera du Sénat. D’aucuns verront des dangers pour la langue française, d’autres pour l’unité nationale. Ce sont des arguties d’un autre temps, des épouvantails archaïques. Ce ne sont pas les langues qui fracturent les sociétés. Nos sociétés sont fracturées par ceux qui ne comprennent pas que les langues et les cultures sont d’égale valeur. Ce sont ceux qui les hiérarchisent, mettant d’un côté celles qui auraient le droit de vivre et de l’autre celles qui n’auraient que le droit de disparaître. C’est une façon de hiérarchiser les femmes et les hommes qui les parlent.

Nous aurions donc pu vous faire une belle lettre, un peu technique évoquant les bienfaits de l’enseignement dans une des langues dites régionales. Nous aurions pu vous parler de la magnifique histoire de la langue occitane, des troubadours à Joan Bodon en passant par Frédéric Mistral. Nous aurions pu vous citer Jaurès. Mais nul doute que vous saurez vous documenter par vous-mêmes. Vous êtes représentants du peuple et dans ce peuple les citoyennes et les citoyens qui parlent notre langue, ou y sont attachés, sont nombreux.

Nous vous demandons d’être présent le 8 avril et de voter le texte conforme (intégralement).

Nous vous avons parlé au futur, avec les arguments de la liberté qui nous reste, à savoir celle de penser, en français, en occitan, en breton, en corse, en basque et dans tant d’autres langues qui sont celles d’hommes et de femmes qui sont attachés aux valeurs universelles de liberté.

Pour que vivent nos langues – Loi sur les langues régionales

Le vote, par le Sénat, de la proposition de loi relative à la protection patrimoniale et à la promotion  des langues régionales dont le député Paul Molac est l’auteur, constitue une étape forte dans le développement de nos langues et de nos cultures.
Le Partit Occitan entend, à cette occasion, souligner le travail et la ténacité de Paul Molac, qui ont permis à cette proposition d’être adoptée par les Sénateurs en des termes bien plus riches qu’à l’issue de son examen par l’Assemblée Nationale.
Le Ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer ne souhaitait pas voir adopter des points essentiels tels qu’un forfait scolaire effectif (sécurisant le financement des écoles immersives sous statut associatif comme les Calandretas en Occitania), la généralisation de la proposition d’enseignement en langue régionale comme cela existe depuis plus de 2 décennies en Corse ou encore la reconnaissance de l’enseignement immersif.
À l’issu de ces travaux, c’est donc un texte bien plus complet qui a été transmis, en 2ème lecture à l’Assemblée Nationale.
Il importe maintenant aux députés de ne pas dénaturer cette proposition de loi. Nous savons que nous pourrons compter sur l’engament des députés de Régions & Peuples Solidaires au sein du groupe parlementaire Libertés et Territoires. Dès lors Il est de la responsabilité des député(e)s élu(e)s de l’ensemble des régions possédant une langue historique territoriale dapporter leur soutien plein et entier à cette proposition de loi POUR QUE VIVENT NOS LANGUES !
En Pays d’Oc, Nous citoyennes et citoyens, nous militantes et militants, devons solliciter nos représentant(e)s à l’Assemblée Nationale pour que leurs voix pèsent en faveur de l’avenir de notre langue et de notre culture occitanes.

LIBERTÉS ET SÉCURITÉ : UNE NOUVELLE DOCTRINE DIGNE D’UNE DÉMOCRATIE 

Au Partit Occitan, nous saluons les Marches de la Liberté organisées à l’initiative de la Coordination Stop Loi Sécurité Globale. L’escalade de la violence à l’œuvre est mortifère et indigne de la France et de ce qu’elle se dit représenter.  Nous nous associons au mouvement de refus grandissant des violences policières et de la législation qui les autorise. La liberté de manifester, d’informer et de dénoncer les abus est au cœur de nos démocraties.  Le transfert de compétences aux polices municipales et encore plus privées, est impossible en l’état actuel des collectivités territoriales, sans autonomie financière.  Le droit pour les forces de l’ordre d’entrer sans autorisation dans les établissements, dont les écoles, constitue une entrave à l’exercice des services publics, ainsi qu’à l’expression  des mouvements sociaux pacifiques.
 
Au-delà de l’exigence de retrait de la proposition de loi « Sécurité globale » c’est bien à la refonte complète et profonde de notre système de sécurité  qu’il convient de s’atteler sans délai, en toute sérénité et en concertation avec l’ensemble des forces de propositions présentes, du citoyen au Parlement. L’intelligence collective doit s’exprimer, faisons-lui confiance.
Ce glissement autoritaire relaie objectivement les thèmes de l’extrême droite. C’est son programme qui est mis en application. Les seuls résultats visibles à ce jour sont le désordre, la défiance et l’explosion des clivages au sein de la société française. 
 
Composante démocratique et de progrès, le Partit Occitan entend porter de nombreuses propositions destinées à :
reconsidérer en profondeur la doctrine de maintien de l’ordre pour mettre fin à ses dérives violentes et liberticides
 – revisiter et évaluer l’arsenal des lois  « sécurité » votées depuis une décennie ;
 -dissoudre  l’IGPN1 et créer une instance démocratique à l’image de la structure britannique homologue. 
améliorer le recrutement, la formation initiale et continue ainsi que les conditions de travail des personnels de police, de gendarmerie et de justice;
associer à la lutte contre le terrorisme,  l’arrêt des discriminations xénophobes en France ;
associer l’armée à des missions de service public. Par exemple auprès des régions sinistrées, comme la Roya en Provence ;
inclure les  citoyennes et citoyens que nous sommes, ainsi que nos élu·e·s, au contrôle de ces secteurs régaliens ;
 
Le Partit Occitan, en coordination avec Région et Peuple Solidaires, participera activement aux échéances électorales à venir. Ce sera  pour nous l’occasion de présenter et de préciser nos propositions et de les soumettre au débat.
 
 
1         IGPN : Inspection générale de la Police nationale.

Per nòstras lengas : se mobilizar lo 10 d’octobre

Lo Partit Occitan s’associa evidentament a la jornada del 10 d’octobre organizada pel collectiu « Pour que vivent nos langues ».

Dempuèi sa creacion lo Partit Occitan liga la question lingüitica a la question de l’autonomia e del drets dels pòbles a cultivar lor identitat culturala.

Malgrat totas las recomandacions, las alèrtas dels organismes internacionals, França demòra un país ont nòstras lengas son en perilh de disparicion. Es vertat tanben per la lenga occitana qu’es menaçada de mòrt.

Lo P.ÒC considèra que i a pas cap de fatalitat dins aquela situacion. Es lo produit d’una politica lingüistica contrària a tots los principis que França preten de portar al defòra.

La diversitat culturala se pòt pas limitar a la defensa del francés. Nòstras lengas necessitan una politica activa dins l’espaci public l’ensenhament, los mèdias e la societat en general.

Es per denonciar l’actitud dels govèrns franceses, que se seguisson e que se semblan, sus aquela question que demandam a totas e a totes de participar d’un biais o d’un autre a las manifestacions que se debanaràn lo 10 d’octobre.

 

Pour nos langues : mobilisation le 10 octobre

Le Parti Occitan s’associe à la journée du 10 octobre organisée par le collectif « Pour que vivent nos langues ». Depuis sa création le Parti Occitan lie la question de la langue, de la culture, de l’autonomie et du droit pour chaque peuple à cultiver sa diversité culturelle.

Malgré toutes les recommandations des organisations internationales, la France continue à être un territoire où les langues meurent. Elles sont menacées de mort et en ce qui nous concerne c’est la langue occitane qui risque de disparaître.

Il ne s’agit pas d’une fatalité mais du refus de la France de mettre en place une politique favorable au développement de nos langues. La France continue à prêcher à l’extérieur des principes qu’elle n’applique pas chez elle. Elle fait le contraire. La défense de la diversité culturelle ne peut se limiter à la défense de la langue française.

Il nous faut des mesures concrètes, une politique linguistique active dans le domaine de l’enseignement, des médias, de la vie publique et de la vie sociale en général.

C’est pour dénoncer l’attitude sur cette question des gouvernements français successifs, que nous appelons à participer d’une façon ou d’une autre aux actions qui sont organisées ce 10 octobre pour « que vivent nos langues ! ». 

Kanaky : un long processus pour en finir avec l’histoire coloniale 

Le référendum qui vient de se dérouler en Nouvelle Calédonie montre qu’en deux ans les partisans d’une Nouvelle Calédonie souveraine sont de plus en plus nombreux (passant de 43,3% à 46,74%, (+3%)). La participation aussi a été plus importante qu’en 2018 (85%), ce qui contraste avec la désaffection électorale enregistrée en métropole.

Un long processus est donc en cours depuis les accords de Matignon de 1988 lorsque Michel Rocard avait mis tout le monde autour de la table de négociations, et depuis l’accord de Nouméa signé en 1998.

Les résultats montrent qu’en Kanaky, les positions sont géographiquement marquées. Nouméa a voté « non » alors que les territoires du nord peuplés en majorité de Kanaks ont voté « oui », encore plus qu’il y a deux ans.

Le pouvoir parisien va devoir prendre en compte ce résultat, non comme un résultat définitif et intangible, mais comme une étape de plus. Il va falloir que la France fasse preuve d’imagination et médiatise cette actualité ultramarine. Elle doit s’engager sur une voie qui permettra à tous les habitants de l’île de prendre en main leur destin. Ce référendum devra être suivi d’une initiative politique forte sous la forme d’une nouvelle consultation, sur un projet original qui rompra définitivement avec une trop longue histoire teintée de colonialisme.