Archives de catégorie : Midi-Pyrénées / Languedoc

Occitanie / Pays catalan : Les écologistes et les régionalistes, compagnons de route pour les régionales

C’est donc acté, Régions et Peuples Solidaires (R&PS) rejoint la liste écologiste de rassemblement portée par Antoine Maurice.

C’est une Pèire Costa, Directeur de Régions et Peuples Solidaires (R&PS) tout sourire qui a rendu « officiel », ce vendredi matin, le « ralliement à la liste de rassemblement des écologistes ».

Pour le régionaliste, qui avait réuni la presse, c’était (presque) une évidence, avec « notre socle idéologique proche avec les écologistes », c’est « une alliance cohérente d’un point de vue historique », nous nous situons « dans un espace politique proche de celui des écologistes » et « chaque fois qu’on a des élus » on est « toujours dans des groupes écologistes dans une majorité de gauche ».

En pratique, régionalistes et écologistes sont des « compagnons de route » de longue date. Ils forment même, ensemble, un groupe au Conseil Régional, depuis 2010. En Région, R&PS est représenté dans la partie occitane par Partit Occitan (POc) et dans la partie catalane par Oui au Pays Catalan (OpCat) et Esquerra Republicana de Catalunya (ERC).

« On croit à l’Europe des Régions. » – Antoine Maurice

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Réforme du lycée : non à la suppression de l’enseignement de l’occitan !

Avec la réforme du lycée, Jean-Michel Blanquer signe la mise à mort de l’enseignement de l’occitan et plus largement de l’ensemble des langues régionales. Alors qu’il promeut la diversité culturelle à travers le monde, l’Etat français fait tout l’inverse sur son territoire quand pourtant 75% des citoyens souhaiteraient voir développer cet enseignement.

Cette réforme oppose l’occitan avec d’autres langues ou spécialités : il n’y aura plus la possibilité de prendre l’occitan en 3ème langue pour obtenir des points au bac alors que c’est possible pour le latin ou le grec avec un coefficient plus avantageux (x3).

La double peine vient du rectorat de Toulouse : il a décidé de supprimer les moyens spécifiques octroyés aux établissements pour l’enseignement de l’occitan. Les lycées et les collèges n’auraient plus de crédits spécifiques alors qu’ils doivent assurer l’enseignement de l’occitan qui concerne plus de 12 000 élèves dans le secondaire.

Le Partit Occitan demande au gouvernement de modifier le projet de loi qui est mortifère pour l’occitan. L’Etat doit augmenter les moyens actuels qui sont très faibles pour permettre le développement des enseignements bilingues et optionnels comme c’est le cas pour le basque ou le corse. Il demande au rectorat de Toulouse de ne pas saboter les dispositifs mis en place en partenariat avec les collectivités locales : il doit au contraire s’engager sur des objectifs ambitieux.

Nous appelons donc à manifester ce mercredi 13 février à 10h00 devant le rectorat de Toulouse et ce dimanche 17 février à 14h au capitole en relayant les appels du CREO Tolosa, FELCO, Calandreta, IEO, Convergencia occitana.

Pas d’Occitània sense l’occitan !

Pas d’Occitanie sans l’occitan !

Des télévisions pour faire entendre nos régions – Des émissions en langue occitane

Des télévisions pour faire entendre nos régions – Des émissions en langue occitane

A l’heure de la réforme de l’audiovisuel public, la question des missions de la télévision publique en région se pose. Quand des antennes locales sont menacées de disparition, le Partit Occitan propose au contraire de renforcer l’ancrage territorial de France 3, pour être une vraie fenêtre d’actualité de nos régions et un lien avec les citoyens, à côté d’autres initiatives privées comme viàOccitanie.

A l’instar d’autres pays européens, le gouvernement français devrait abandonner le modèle centralisé et parisiano-centré de ses médias, pour donner plus d’espace à de véritables télévisions régionales qui pourraient innover et se différencier dans une offre de programme repensée. L’occasion de développer aussi d’autres formats pour répondre à l’évolution de la consommation des médias, notamment via le web pour les plus jeunes.

Aujourd’hui, les citoyens des régions occitanes versent annuellement 139 € de contribution à l’audiovisuel public (redevance télé), sans qu’ils aient pour autant une offre en occitan comme elle peut exister pour les Bretons, les Alsaciens ou les Corses où une émission en langue régionale est proposée tous les jours. L’occitan ne doit pas être réservé qu’au samedi et dimanche !

Nous appelons donc à manifester ce samedi 3 février à 14h30 à Toulouse, allées du Président Franklin Roosevelt (Métro Jean-Jaurès) à l’appel du Collectiu Occitan.

Volèm l’occitan cada jorn a la television publica, a France 3*

Volèm una vertadièra television de país amb de redaccions decentralizadas*

Comité Partit Occitan Pais Tolosan – En davant !

Collectiu Occitan : Convergéncia Occitana, CREO, Confederacion Calandreta, Partit Occitan, EELV Occitania, Pais Nostre, Partit de la Nacion Occitana, Esquèrra Revolucionari Occitana, Bastir, Macarèl, Associacion Zo.

* Nous voulons l’occitan tous les jours à la télévision publique, à France 3

* Nous voulons une véritable télévision de pays avec des rédactions décentralisées

Oui à l’Occitanie, Oui au Pays Catalan

Le collectif Oui au Pays Catalan appelle à manifester le samedi 10 septembre à 15h à Perpignan. Le Partit Occitan est tout à fait favorable à ce que le Pays Catalan, au-delà d’un nom, devienne une réalité institutionnelle pour décider de son avenir. Il refuse qu’une réforme territoriale mal ficelée puisse diviser les Occitans et les Catalans. Le regroupement des régions a été décidé depuis Paris sans aucune concertation avec les populations, et sans résoudre leur manque de compétences et de moyens pour assumer les politiques locales.

Les catalans doivent pouvoir exister et décider de leur avenir. Au regard de la dynamique en pays basque nord autour d’une nouvelle intercommunalité, le pays catalan doit pouvoir construire sa propre dynamique pour définir les outils institutionnels de demain. De même que le Val d’Aran, territoire occitan dans la Generalitat de Catalunya, bénéficie d’un statut d’autonomie les plus avancées, un dispositif similaire serait bienvenu au nord des Pyrénées.

Sur le nom de la région, le Partit Occitan était favorable à un nom associant « Occitanie » avec un adjectif. Il s’agissait là de respecter le fait que d’autres régions sont aussi occitanes. Le Partit Occitan était favorable à un nom qui intègre le terme
« Catalogne » ou « Pays Catalan. Le processus décisionnel et le vote citoyen en a décidé autrement. Il a fait ressortir Occitanie, auquel a été rajouté le sous-titre Pyrénées-Méditerranée. Il faut maintenant trouver une issue par le haut avec un statut pour la Catalogne nord pour ne pas sombrer dans une opposition caricaturale des Catalans contre les Occitans. C’est au contraire l’occasion de construire un avenir, autant pour le Pays Catalan que pour l’Occitanie.

Guilhem Latrubesse, Secrétaire Fédéral du Partit Occitan – Endavant !

Contact-presse :

Guilhem Latrubesse           Tél. : 06 24 70 78 57

Préserver Montségur, refuser Catharland !

          Un projet d’aménagement touristique de près de 3,8 M€ vient d’être lancé autour du mythique pog[1] de Montségur, avec une extension du musée au sein du village. Le château de Montségur, visité par près de 50 000 personnes par an, représente le dernier refuge des cathares[2]. Ce lieu symbolise aujourd’hui le combat contre l’intolérance religieuse, malheureusement toujours d’actualité. Les cathares, pourtant chrétiens, étaient persécutés par une croisade lancée par le pape car ils n’étaient pas catholiques ; Montségur symbolise aussi la résistance occitane contre la conquête du roi de France et plus largement la lutte contre toute les formes d’impérialisme comme le chantait Claude Marti[3].

          Si le Partit Occitan est très favorable à la mise en valeur du site et de l’histoire occitane et cathare au travers d’un musée, il reste attentif au contenu du projet. En effet, l’image cathare a été beaucoup galvaudée par le passé, menant à d’impressionnants non-sens historiques : statues des chevaliers cathares bordant l’autoroute critiquées par Francis Cabrel[4], promotion de la viande cathare quand ces derniers étaient végétariens et même une plancha cathare, comble du mauvais goût. Ce musée devra donc faire preuve de pédagogie pour déconstruire ces clichés et mettre en valeur l’histoire occitane, tout en faisant une large place à la langue et la culture occitane sans laquelle il est impossible de comprendre le contexte de cet épisode tragique.

          Enfin, tout comme d’autres lieux en Occitanie qui permettent de conserver la mémoire (Oradour-sur-Glane, Gurs…), le pog et ses alentours, y compris le « prat dels cremats » doivent être préservés de toute activité commerciale tapageuse. Les tragiques événements qui se sont déroulés ici imposent la décence, le respect. Un accès libre et gratuit à la stèle ou à un éventuel futur monument commémoratif est également indispensable : tout un chacun doit pouvoir se recueillir en ces lieux.

[1] De l’occitan « puèg / puòg / puech / pech », le mont, le puy

[2] En 1244, ce sont 200 femmes et hommes cathares qui sont brulés vifs, au pied de la forteresse sur le lieu aujourd’hui appelé en leur mémoire : le « prat dels cremats » / le « pré des brûlés »

[3] Minoritats contra l’Emperi / Indian de totas las colors / Descolonizarem la terra / Montsegur, te dreissas pertot!
Minorités contre l’empire / Indien de toutes les couleurs / Décolonisons la terre / Montségur, tu te dresses partout

[4] C’est quelqu’un au-dessus de la Loire / Qui a dû dessiner les plans, / Il a oublié sur la robe, / Les tâches de sang.

N’opposons pas les catalans aux occitans

Un recours catalan devant le conseil constitutionnel est en cours contre le nom Occitanie. S’il nous parait normal de défendre la spécificité catalane, la méthode utilisée est contre-productive puisqu’elle oppose les catalans aux occitans. C’est aussi une attaque frontale contre la démocratie et le vote des citoyens.

Comment trouver une autre voie pour valoriser nos deux cultures et éviter une situation perdante-perdante où elles se retrouveraient toutes deux niées ? Cela ferait le jeu de ceux qui s’opposent à la diversité culturelle et linguistique dans notre république.

Si l’on observe ce qui se passe de l’autre côté des Pyrénées, nous voyons que le Val d’Aran, territoire occitan dans la Generalitat de Catalunya, bénéficie d’un statut d’autonomie spécifique. C’est même un des statuts les plus avancées en Espagne. Cela leur permet d’assumer les politiques publiques localement, en phase avec les citoyens, sans avoir tout imposé de Barcelone ou de Madrid.

Comme pour le Pays Basque nord ou la Corse, nous souhaitons donc faire avancer nos institutions pour que les catalans du nord puissent avoir les outils nécessaires afin de décider de leurs politiques locales. Cela peut passer par l’émergence d’une institution pays catalan. C’est aux catalans de décider de leur avenir, mais ils ne peuvent pas sabrer l’avenir des occitans.

Guilhem Latrubesse, Secrétaire Fédéral du Partit Occitan

Région OCCITANIE : Intervention de Patric ROUX

Madame la Présidente, chers collègues,
Proposer un nom pour notre nouvelle région, sur la base de la procédure que vous avez choisie, était un acte difficile et loin d’être anodin. Vous auriez pu faire le choix de ne pas ouvrir en grand format ce débat et du coup, passer à côté de l’essentiel : la consultation citoyenne !
Mais la démocratie est un chemin parsemé d’embuches et de pièges… Il n’est qu’à entendre ceux qui n’ont de cesse d’en minimiser la portée : 204 000 participants à cette consultation serait un échec !
Alors qu’un échantillon politique national, jugé représentatif, est établi sur la base de 1000 personnes…
Soyons sérieux, chacun sait bien qu’au-delà de 1000 personnes, les tranches suivantes viennent confirmer, voire amplifier une tendance réelle et profonde.
204 000 est un bon résultat. D’autant plus quand la question du nom de la Région peut apparaître secondaire face aux difficultés que vivent bon nombre de nos concitoyens. Il n’en est rien. Cette question relève du Vivre-Ensemble. Elle ouvre un destin commun ! C’est en mettant en oeuvre cette consultation que vous avez choisi de rassembler, de fédérer afin que nous puissions faire société, et je vous en remercie ainsi que Gérard Onesta, notre Président du Bureau de l’Assemblée. Occitanie, ce joli nom comme le dit Martin Malvy, est arrivé en tête de la consultation, et c’est celui que vous nous proposez aujourd’hui d’adopter, avec la possibilité légale de le dire et de l’écrire « Occitània » ! Ce nom rassemble parce qu’il est porteur d’universalités : c’est ici, sur nos terres occitanes que fut pensée et érigée le concept de la Convivéncia, c’est-à-dire du vivre-ensemble. C’est ici que fut pensé le concept de Paratge : l’égalité et le respect de l’autre quel que soient sa religion, son sexe, sa race, son origine sociale… Ces mots qui vont bien à la terre de Jaurès ! En proposant Occitanie, Madame la Présidente, vous ouvrez la voie du réchauffement culturel !
Certains, mal informés ou bardés de représentations d’un autre temps, prétendent que ce nom serait mauvais pour notre rayonnement et notre capacité exportatrice ? Qui a pensé à poser la question aux dirigeants de l’Occitane en Provence ? Qui a pensé à poser la question aux centaines d’entreprises qui, ici, ont cette référence dans leur nom ? Ils sont nombreux ceux qui citent Césaire (Aimé Césaire) sans jamais l’avoir lu, ils sont aussi nombreux ceux qui tentent de tordre la réalité pour l’adapter à leurs représentations ! Certains menacent même la souveraineté de notre Assemblée !
D’autres, comme Alain Rousset, Président du Grand Duché d’Aquitaine, pardon, de la Nouvelle Aquitaine, râlent et nous rappellent à l’ordre : l’Occitanie ne se limite pas à l’espace de notre seule région. Cela est juste ! Et ce n’est pas l’occitaniste que je suis qui va dire le contraire. Mais qui donc l’a empêché de le proposer ? Qui l’a empêché de consulter ? Évidemment personne sinon lui-même !
Et ce joli nom d’Occitanie nous donnera l’occasion de lui indiquer qu’il nous confère une grande responsabilité vis à vis des autres territoires de langue occitane… Ce que nous faisons déjà au sein de l’Office Public, ce que nous ferons dès demain au sein de la Charte interrégionale de développement de l’Occitan pour laquelle notre région a oeuvré et oeuvrera.
Madame la Présidente, je le dis, je n’ai qu’un seul regret : il concerne nos amis Catalans. Ne représentant que 8 % de la démographie régionale et malgré une participation plus forte qu’ailleurs, il était bien difficile que ressorte dans le peloton de tête le nom de Pays Catalan.
Ne leur tournons pas le dos. Au contraire, accélérons la tenue de notre engagement autrement plus important en faveur de la création d’un Office de la langue catalane. Mettons- les au coeur de notre Eurorégion. Poussons pour un nom autrement plus évocateur que Pyrénées-Orientales. Madame la Présidente, je sais pouvoir vous faire confiance pour votre engagement sur ces questions car je l’affirme ici pour nos amis catalans et tous ceux qui nous observent en ce moment historique : jamais le dialogue, l’échange, l’ouverture, la prise en compte, la volonté d’agir, sur le fond, en faveur de nos langues et cultures régionales n’ont connus une telle réalité dans notre région. Agissons ensemble !
Visca Catalunya ! Visca Occitània !

Notre région s’appelle Occitanie

Les élus régionaux viennent d’entériner le choix citoyen qui s’était porté massivement vers Occitanie. Les terres de Jaurès ont enfin un nom qui est porteur des idéaux de Convivencia (vivre ensemble) et de Paratge (respect de la différence). Le sous-titre géographique Pyrénées-Méditerranée vient compléter ce nom.

Le nom complémentaire « pays catalan » qui représentent près de 8% du territoire, a logiquement recueilli insuffisamment de suffrage pour être en tête. Cependant, l’affirmation d’un engagement pour un office public de la langue catalane est un premier gage de reconnaissance de leur spécificité.

Le président de la région Nouvelle Aquitaine a manifesté son attachement pour l’occitan également, il sera donc invité à s’engager pour l’interrégionalité avec les autres régions occitanes.

Cet avis sera maintenant adressé au gouvernement et il restera au conseil d’Etat d’ici le 1er octobre de faire en sorte que la parole des citoyens tout comme le vote élus locaux soit tous deux respectés.

Patric Roux, Conseiller Régional du Partit Occitan

Guilhem Latrubesse, Secrétaire Fédéral du Partit Occitan

Communiqué : LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax

Le projet GPSO est une aberration économique et écologique. C’est le renforcement du centralisme.

La signature par le secrétaire d’État aux transports de la Déclaration d’Utilité Publique concernant les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax est incompréhensible.

La commission d’enquête publique avait rendu un avis défavorable sur ce projet. Les arguments économiques et écologiques qui montrent que c’est une aberration se sont accumulés et pourtant l’État veut passer outre. Rien ne plaide en faveur de ces lignes si ce n’est l’entêtement de quelques notables qui ne veulent pas se dédire.

On nous annonce ce projet GPSO à 9 milliards d’euros alors que l’on a pas encore la moindre idée de la façon de mettre en place un financement. On sait aussi que les factures des LGV sont en général beaucoup plus élevées que le prix annoncé. Ces chantiers connaissent systématiquement des dépassements très importants. L’argent qui serait engagé sur ce projet n’irait pas ailleurs. Nous savons depuis longtemps ce que sont les priorités en matière de rail. De très nombreux rapports l’ont dit. Cet entêtement à se ruiner pour la très grande vitesse empêche le développement du train du quotidien, du train dont ont besoin les habitants de nos régions pour se déplacer chaque jour. C’est aussi une entrave au mantien des lignes dites d’équilibre du territoire, en général des transversales qui ne mènent pas systématiquement à Paris.

Le tout LGV est une chimère et un renforcement du centralisme.

Ce projet est ruineux et ne profitera qu’à une minorité. Il ne peut avoir aucune justification environnementale et écologique. Le gain de temps comparé au coût monstrueux du projet est ridicule.

Encore une fois on tente de passer en force sur un projet dons la société ne veut pas.

David Grosclaude, Partit Occitan