Archives de catégorie : Premsa

Une situation inédite en Catalogne

Les démocrates européens doivent tirer les leçons des élection du 14 février

La question de l’indépendance n’est pas l’affaire du Partit Occitan. C’est l’affaire des catalans. Cependant, le Partit Occitan, pour des raisons évidentes, est attentif à tout ce qui concerne la démocratie en Europe.

Le P.OC constate que les électeurs catalans ont voté en faveur des partis indépendantistes, des partis favorables à une solution politique du conflit entre l’État central espagnol et la Catalogne.

La première leçon qu’il faut tirer de ces élections est simple : ceux qui ont été condamnés par une justice très partiale pour leur action politique en faveur de l’indépendance, doivent être amnistiés et retrouver leur liberté complète.

La deuxième leçon est que les partis indépendantistes gouverneront en Catalogne avec pour la première fois une majorité en sièges au Parlement et une majorité de voix dans les urnes.

Le gouvernement de Madrid doit tirer les leçons de cette situation. Un peu plus de trois ans après la répression organisée le jour du référendum en 2017, les idées indépendantistes continuent de progresser. Le dialogue est obligatoire.

L’Europe aussi doit tirer les leçons de cette situation. Les différents gouvernements européens qui sont restés sourds et muets lors des appels faits par les démocrates catalans au moment du procès des responsables politiques indépendantistes doivent intervenir pour que les valeurs démocratiques soient respectées sur ce territoire européen qu’est la Catalogne.

Pour que vivent nos langues – Loi sur les langues régionales

Le vote, par le Sénat, de la proposition de loi relative à la protection patrimoniale et à la promotion  des langues régionales dont le député Paul Molac est l’auteur, constitue une étape forte dans le développement de nos langues et de nos cultures.
Le Partit Occitan entend, à cette occasion, souligner le travail et la ténacité de Paul Molac, qui ont permis à cette proposition d’être adoptée par les Sénateurs en des termes bien plus riches qu’à l’issue de son examen par l’Assemblée Nationale.
Le Ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer ne souhaitait pas voir adopter des points essentiels tels qu’un forfait scolaire effectif (sécurisant le financement des écoles immersives sous statut associatif comme les Calandretas en Occitania), la généralisation de la proposition d’enseignement en langue régionale comme cela existe depuis plus de 2 décennies en Corse ou encore la reconnaissance de l’enseignement immersif.
À l’issu de ces travaux, c’est donc un texte bien plus complet qui a été transmis, en 2ème lecture à l’Assemblée Nationale.
Il importe maintenant aux députés de ne pas dénaturer cette proposition de loi. Nous savons que nous pourrons compter sur l’engament des députés de Régions & Peuples Solidaires au sein du groupe parlementaire Libertés et Territoires. Dès lors Il est de la responsabilité des député(e)s élu(e)s de l’ensemble des régions possédant une langue historique territoriale dapporter leur soutien plein et entier à cette proposition de loi POUR QUE VIVENT NOS LANGUES !
En Pays d’Oc, Nous citoyennes et citoyens, nous militantes et militants, devons solliciter nos représentant(e)s à l’Assemblée Nationale pour que leurs voix pèsent en faveur de l’avenir de notre langue et de notre culture occitanes.

Le Partit occitan condamne les violences policières et est solidaire de la mobilisation antiraciste en France et dans le monde

L’homicide perpétré à l’encontre de l’Afro-Américain Georges Floyd a entrainé une condamnation sans précédent des violences policières aux USA et à travers le monde. Si, dans ce pays, la minorité afro-américaine paie un lourd tribut au racisme institutionnel, en France, les quartiers populaires multi-ethniques vivent également ce « talon de fer ».
Esclavage, colonialisme, néocolonialisme…Dans ces deux cas nationaux, une histoire de domination interraciale explique les dérives inadmissibles des institutions policière, judiciaire et administrative. Continuer la lecture

80e anniversaire de la Retirada -Pour un parcours balisé et une journée annuelle de commémoration-      

                Une année de commémoration en région Occitanie-Pais catalan

Le Partit occitan rend hommage aux combattant.e.s du fascisme et salue les différentes manifestations, qui ont été organisées à Collioure, à Argelès-sur-Mer, entre Mollo et le col d’Arès à la frontière, à Arles-sur-Tech, au Boulou, à Oloron, à Perpignan, à Toulouse, à Montauban…, tant à l’initiative de la société civile que des pouvoirs publics[1]. C’est le refus de la banalisation de cette page souvent tragique, vécue par un demi-million d’Espagnol.e.s en terre catalane et occitane. Par delà les reflux de l’histoire -nazisme et pétainisme-, c’est l’expression du partage par nos communautés des mêmes principes démocratiques et humanistes.

Le Partit occitan salue la démarche de « justice mémorielle » en Espagne même: recherche des dépouilles des victimes du franquisme, évacuation des restes de Franco du Valle de los Caidos, identification des enfants volés à leurs parents républicains…

Le POC rappelle que le gouvernement de la République espagnole  et la Generalitat catalane ont négocié en 1932 un large statut d’autonomie, et le premier. En cette période de recentralisation autoritaire, tant en France qu’en Espagne, cet épisode est à commémorer également.

                         Parcours balisé de la Retirada et date annuelle de commémoration

Il importe de pérenniser ce patrimoine politique en terre catalane et occitane, avec la mise en place d’un parcours balisé de l’exil républicain, par la Région Occitanie et par le Conseil départemental des Pyrénées orientales : signalétique routière recensant les différents camps d’internement, documentation officielle mise à disposition dans les centres culturels, les établissements scolaires, les offices de tourisme…
Il faut décider également d’une journée de commémoration. La Generalitat a décrété comme date annuelle le 5 février, jour de l’ouverture des frontières françaises aux soldats républicains en 1939.

Le spectre nationaliste et xénophobe des années 30 qui plane sur notre époque incite à cette démarche. Au-delà du devoir de mémoire, il s’agit  d’oeuvrer en faveur d’une politique plus ouverte de l’accueil des migrant.e.s et d’un soutien mutuel plus effectif à la cause, fragile, des systèmes démocratiques.

[1] Voir le dossier de France bleu (site)

https://www.francebleu.fr/infos/international/retirada-l-exil-republicain-espagnol

https://www.francebleu.fr/infos/international/video-80e-anniversaire-de-la-retirada-l-exil-des-republicains-espagnols-1548429440

ITW – Dàvid Grosclaude, vice-president de l’Aliança Libra Europèa (La Setmana)

« Quasi duas setmanas après aver deishat la soa plaça de president de l’OPLO, Dàvid Grosclaude qu’estó elejut vice-president de l’Aliança Libra Europèa (ALE) lo 1èr d’abriu passat a Aiacciu.

L’ALE qu’ei un partit politic qui amassa 45 partits progressistas capvath l’UE e qui compta 12 eurodeputats. La soa tòca qu’ei la promocion deus drets umans, civius e politics au servici d’ua Euròpa deus pòbles. L’eleccion deu militant bearnés que’s debanè au parat de l’assemblada generau a Aiacciu en Corsega lo 1èr d’abriu. L’AG qu’èra presidida per François Alfonsi (membre deu Parti de la nacion còrsa) e que’s debanè peu dusau còp en Corsega (1èr còp en 1979).

[…]

 

ESCOTAR L’ITW SUS SITE DE LA SETMANALa Setmana

Ua navèra Presidenta a l’OPLO (La Setmana)

Qu’èra uei lo dia, lo darrèr dia de presidéncia de Dàvid Grosclaude au cap de l’Ofici Public de la Lenga Occitana. N’estant pas mei elegit regionau (Aquitània), lo bearnés que devó deishar la soa plaça. Charline Claveau-Abbadie que prenó las soas foncions quauquas òras a, acompanhada a la vice-presidéncia per Patric Roux, elegit de la Region Lengadòc-Rosselhon-Mieidia-Pirenèus e per Hélène Bernard, rectora de l’Academia de Tolosa.

« Que dèishi donc aquera presidéncia un còp complit çò de prometut a saber la mesa en plaça d’un organisme public qui averà per sola e unica mira, per sol e unic tribalh, la promocion de la lenga occitana », e lo sénher Grosclaude d’ajustar « Qu’ei un utís politic lingüistic public. Aquò hè de la lenga occitana un vertadèr objècte politic. Que la lenga e sia vaduda un objècte politic n’ei pas navèth […] Mes que duas regions deciden de hicar en plaça un utís comun entà promòver l’occitan qu’an en comun, qu’ei navèth; e que l’Estat s’i associa da la causa enqüèra mei beròja ».

LEGIR LA SEGUIDA :

http://lasetmana.fr/fr/entry/ua-navera-presidenta-a-loplo

Aix : mobilisés contre les groupuscules d’extrême droite (La Provence)

Dans le calme, hier, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans la rue pour dénoncer les violences de l’extrême droite

Actualités - Politique - Aix : mobilisés contre les groupuscules d'extrême droite

Les prises de parole se sont succédé. Le collectif demande aux pouvoirs publics « de prendre leurs responsabilités ». Photo philippe laurenson

Ils ont tracté toute la journée, sur les places, les marchés, ont argumenté et échangé à s’en casser la voix. Catherine Piat, de Résister aujourd’hui, l’a payé cash à l’heure du discours mais a trouvé la force de se faire entendre. Initié par le PS, le PCF, Génération écologie et le Partit Occitan, un collectif unitaire, rejoint par une vingtaine d’associations et organisations syndicales (CGT, CFDT, FSU, Unef, syndicat de la magistrature, etc.) a appelé à la mobilisation, hier après-midi, contre les violences de l’extrême droite.

[…]

« Le poids électoral du Front national et la libération de la parole raciste engendrent une montée de la haine et de la violence de cette extrême droite décomplexée et visible dans nos rues », s’insurge Michel Piolat, le représentant de la Ligue des droits de l’Homme. Comme l’avait fait Jean-David Ciot en décembre dernier dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le collectif demande aux autorités « de dissoudre, sans délai, ces mouvements violents s’attaquant à la République et aux libertés, l’Action française comme les mouvements identitaires ».

[…]

Entre deux banderoles de la CGT et de la FSU, Raymonde, 96 ans, doyenne de la section locale du PC, glisse ses tracts sous le bras pour applaudir : « Ce n’est plus pour moi que je m’inquiète mais pour mes petits-enfants et arrière-petits-enfants ». La meilleure réponse à apporter à ces groupuscules ? « Celle du vivre ensemble, clame Hervé Guerrera du Partit Occitan. Nazillons de pacotille, identitaires violents, royalistes d’un temps à jamais révolu, tous gonflés, bouffis par les succès électoraux du FN, écoutez-nous ! Nous sommes là, là pour longtemps, là pour durer et nous n’avons pas peur. Ici, on craint dégun ! »

 

LIRE L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE :

http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/3853442/ils-sont-la-violence-haineuse-nous-sommes-la-tolerance.html

Face à l’échec, EELV et Parti de Gauche s’interrogent sur leurs alliances (Reporterre)

Les élections régionales se traduisent par un sévère recul du nombre des élus EELV et Front de gauche. Et les obligent à repenser leur stratégie. Leur faut-il se rapprocher du PS ? Ou suivre l’exemple du sud-ouest, où l’union des écologistes et de la gauche hors-PS permet de peser ?

Les chiffres sont implacables : le piètre résultat des écologistes et de la gauche non-PS a fait fondre le nombre de leurs élus dans les conseils régionaux.

Europe-Ecologie-Les Verts : – 75 % du nombre d’élus

Le parti revendique environ 65 élus dans sept régions différentes. Soit 3,4 % du nombre total d’élus – 1.910 – dans tous les conseils régionaux. Hormis l’Ile-de-France qui compte 14 élus (11 encartés EELV, 1 Cap 21 et deux candidats d’ouverture) malgré la défaite, les plus gros contingents se situent dans les régions où l’alliance s’est faite avec le PS au second tour et où la victoire a été emportée : 18 élus écologistes en Aquitaine, 11 de la grande liste de rassemblement en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon (voir ci-dessous) et 9 dans le Centre. Ailleurs, EELV compte également quelques élus dans l’opposition en Normandie, Pays-de-la-Loire et Rhône-Alpes.

EELV comptait 263 élus lors de la précédente mandature : le parti écologiste enregistre donc une baisse de plus de 75 % du nombre de ses élus au soir du second tour des régionales. En 2010, ce parti avait le plus progressé en nombre de sièges. En 2015, il est celui qui diminue le plus en proportion.

Le Front de Gauche : bérézina !

Le Parti Communiste ne se porte guère mieux. Avec 29 élus répartis sur l’ensemble du territoire, il est très loin de la centaine de conseillers régionaux qu’il comptait avant ces élections.

Dans ce contexte, son partenaire du Parti de Gauche sauverait presque les meubles avec 7 conseillers élus comparés à la quinzaine qu’il comptait jusqu’alors. Mais ils ne sont représentés que dans trois régions : en Ile-de-France par l’intermédiaire de son coordinateur, Eric Coquerel, en Rhône-Alpes-Auvergne avec trois élus parmi lesquels Corinne Morel-Darleux, et trois également en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon.

Dans cette région, Myriam Martin a également été élue et représentera Ensemble !, la dernière composante du Front de Gauche, qui totalise trois élus, parmi lesquels Clémentine Autain, sa porte-parole.

Au final, le Front de gauche compte une quarantaine d’élus sur les 1910 sièges pourvus ce dimanche, soit 2 %.

Les plus petits partis

Deux partis participaient à leurs premières élections régionales. Ils obtiennent chacun un élu. En Rhône-Alpes-Auvergne pour Nouvelle Donne, le parti de Pierre Larrouturou. Et en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon pour la Nouvelle Gauche socialiste, avec Liem Hoang Ngoc qui a lancé ce parti il y a quelques mois. A noter dans cette région, l’élection de Patric Roux pour le POC, parti régionaliste occitan.

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MediaPart – Patric Roux, une « confiance absolue en Gérard Onesta »

Dans le sud-ouest, Gérard Onesta, le rassembleur, se révèle comme la surprise des régionales

 

À la tête d’une liste d’union aux régionales en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, Gérard Onesta est un militant écologiste de longue date. Sa sincérité est reconnue même par ses adversaires. Député européen assidu, il préfère le parlement et le terrain que les plateaux télé. La surprise possible des régionales. 

Toulouse, reportage

« On dit bien vrai qu’un honnête homme, c’est un homme mêlé », disait Montaigne. Mêlé aux autres, Gérard Onesta l’est pour le moins, à la tête d’une liste d’union pour les régionales où se côtoient écologistes et communistes, intellectuels et régionalistes« Il est parfaitement légitime, ce n’est pas un leader bonapartiste, il a un vrai souci de campagne collective », assure Serge Regourd, professeur de droit, qu’il a convaincu d’entrer en politique et de rejoindre sa liste.

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