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La loi sur les langues : l’aboutissement d’un long combat

Le vote de la loi Molac par les députés peut être considéré comme historique à plusieurs titres. D’abord, la loi précédente, la loi Deixonne, date de 1951, c’est à dire qu’elle fut adoptée il y a 70 ans.

Cela montre combien la France était jusqu’à hier bloquée sur ce sujet des langues. Plus de 70 propositions de loi sur le même thème ont échoué depuis 1958. 

Le vote est historique puisqu’il est le résultat de longues années de combat du monde associatif et du monde politique dans les diverses régions. À l’Assemblée Nationale les arguments éculés qui avaient servi jusqu’à ce jour à repousser toute avancée, n’ont pas eu l’effet escompté. 

Séparatiste, la défense des langues régionales ?

L’allusion ridicule du ministre de l’Éducation au séparatisme a même eu l’effet inverse. Certains députés se sont sentis insultés. Historique aussi parce qu’une nouvelle génération de parlementaires est apparue depuis une dizaine d’années. C’est cela qui a rendu le vote possible.

Paul Molac, député Régions et Peuples Solidaires (groupe Libertés et Territoires)

Paul Molac a  su présenter un texte qui proposait de légaliser des expériences qui ont prouvé leur efficacité. L’immersion par exemple. C’est une évidence que jusqu’à ce jour l’Éducation Nationale refusait. Le mouvement associatif a prouvé que c’était la bonne voie.

L’apprentissage par immersion gagné de haute lutte contre Blanquer

Mais nous ne sommes pas au bout du combat. Une loi n’est pas la réalisation de ce qui est permis. Ce n’est que le début d’un autre combat pour son application. Il va falloir former des enseignants, former des professionnels dans divers domaines et faire en sorte que les décrets d’application ne traînent pas en longueur.

Reste aussi à passer les obstacles que certains vieux opposants ne manqueront pas de mettre en travers de la route, comme l’utilisation de l’article 2. Il n’empêche qu’il faut saluer la patience de Paul Molac et sa détermination.

Le vote a été obtenu avec une majorité indiscutable.

C’est un résultat très significatif. Le gouvernement et le président de la République ont subi un camouflet historique à la hauteur de l’indifférence, et parfois du mépris, dont à fait preuve E. Macron sur ce sujet des langues. 

Entrevista de Paul Molac divendres de matin sus France Inter.

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Occitanie / Pays catalan : Les écologistes et les régionalistes, compagnons de route pour les régionales

C’est donc acté, Régions et Peuples Solidaires (R&PS) rejoint la liste écologiste de rassemblement portée par Antoine Maurice.

C’est une Pèire Costa, Directeur de Régions et Peuples Solidaires (R&PS) tout sourire qui a rendu « officiel », ce vendredi matin, le « ralliement à la liste de rassemblement des écologistes ».

Pour le régionaliste, qui avait réuni la presse, c’était (presque) une évidence, avec « notre socle idéologique proche avec les écologistes », c’est « une alliance cohérente d’un point de vue historique », nous nous situons « dans un espace politique proche de celui des écologistes » et « chaque fois qu’on a des élus » on est « toujours dans des groupes écologistes dans une majorité de gauche ».

En pratique, régionalistes et écologistes sont des « compagnons de route » de longue date. Ils forment même, ensemble, un groupe au Conseil Régional, depuis 2010. En Région, R&PS est représenté dans la partie occitane par Partit Occitan (POc) et dans la partie catalane par Oui au Pays Catalan (OpCat) et Esquerra Republicana de Catalunya (ERC).

« On croit à l’Europe des Régions. » – Antoine Maurice

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Langues régionales en France : État des lieux et perspectives d’avenir

À l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, la Délégation du Gouvernement de Catalogne en France a le plaisir de vous inviter le 22 février à 18h30 au débat en ligne « Langues régionales en France : état des lieux et perspectives d’avenir ».

Interviendront dans ce débat la sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, Frédérique Espagnac, le député du Morbihan, Paul Molac, auteur de la proposition de loi relative à la promotion et protection des langues régionales et Joaquim Nadal, ancien ministre du gouvernement catalan et rapporteur au Parlement de Catalogne de la proposition de loi de politique linguistique de Catalogne en 1997. Le débat sera animé par Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef de L’Express, spécialiste des régions.

Lien vers la conférence

Occitan·a·s es mai que temps de far de politica. La dintrada 2021, lo 13 de novembre a Narbona.

Il est grand temps de faire de la politique.

Occitanas, occitans dins totas nòstras regions !

Daissèm pas mai d’autres decidir e agir a nòstra plaça.

L’eleccion presidenciala al melhor se pòt presentar coma un combat d’egòs d’una autra epòca, al pièger se mudarà en un jòc de desembalatge e de desbondada de nòstras paurs suspausadas. In fine, lo que serà mens mal elegit trionfarà mas tot aquò demorarà luènh de las preocupacions e de las esperanças nòstras. Lo centralisme tòrna mai fòrt que jamai. Los mediàs son mai centralizats que jamai, lo poder parisenc es de mai en mai estofant.

  • La lenga nòstra es atacada. La lei Molac foguèt censurada per lo Conselh Constitutional.
  • Las novèlas regions son un fracàs. Se plegan a la volontat de Paris.

Es mai que temps de decidir al país per i poder viure e trabalhar !

Pr’aquò, après la presidenciala la campanha de las eleccions legislativas serà un mejan de far ausir nòstra votz. Engatjem-nos ! Donem-nos un projècte portaire d’espèr e d’avenidor !

Los desfís son dels bèls mas los saurem relevar e capitarem en portant de solucions originalas. L’ora es pas a la paur, al replegament identitari exagonal, a cercar de cargar l’ase o d’ensenhar del det ; Es l’ora de l’accion, de la presa en carga de nòstra destinada !

  • Sabem que las grandas questions ecologicas poiràn èstre resolvudas sens tornar lo poder als territòris nòstres.
  • Sabem que salvarem pas la diversitat biologica sens salvar la diversitat lingüistica e culturala.

Deman es nòstre. Amassa lo bastirem ! Fasem pinha ! 

Retrobatz-nos ! Venètz debatre e aprestem amassa lo periòde electoral que se dobrís.

Citoyennes et citoyens des régions occitanes !

Ne laissons plus d’autres décider et agir à notre place.

L’élection présidentielle au mieux se résumera à un combat d’égos d’un autre âge au pire se transformera en un jeu sordide de déballage de nos peurs supposées. In fine, le moins mal élu triomphera mais tout cela restera loin de nos préoccupations et de nos attentes. Le centralisme revient en force. Les médias sont plus centralisés que jamais, le pouvoir parisien est de plus en plus étouffant.

La langue occitane est attaquée. La loi Molac a été censurée par le Conseil Constitutionnel

Les nouvelles régions sont un échec. Elles se plient au bon vouloir de Paris. 

Il est plus que temps de décider au pays pour pouvoir y vivre et y travailler !  

Après la présidentielle la campagne des élections législatives sera, en revanche, un moyen de faire entendre notre voix. Engageons-nous ! Offrons un projet porteur d’espoir et d’avenir !

Les défis sont grands mais nous saurons les relever avec succès en apportant des solutions originales. L’heure n’est pas à la peur, au repliement identitaire hexagonal, à la recherche de boucs émissaires ; Elle est à l’action, à la prise en charge de notre destin ! Nous savons que les grandes questions écologiques ne pourront être résolues sans rendre le pouvoir à nos territoires.

Nous savons qu’on ne sauvera pas la diversité biologique sans sauver la diversité linguistique et culturelle.

 Demain nous appartient, ensemble nous le bâtirons ! Rejoignez-nous ! Venez débattre, et préparons ensemble la période électorale qui s’ouvre. 


Cal qu’arrèsten los somets França-Africa !

Arrêt des sommets France-Afrique!

Colloque pour l’annulation des sommets France Afrique (2 octobre 2021)

https://vie-interne.attac.org/espaces-de-travail/enjeux-et-mobilisations-internationales/article/colloque-international-pour-l-annulation-des-sommets-france-afrique?pk_campaign=Infolettre-2981&pk_kwd=vie-interne-attac-org-espaces-de

Programme du contre-sommet (9 et 10 octobre 2021)
https://survie.org/themes/francafrique/article/programme-du-contre-sommet-afrique-france-a-montpellier-du-6-au-10-octobre-2021

Lo somet França-Africa que se deviá tenir ongan a Bordeu, finalament se farà a Montpelièr (7 e 9 d’octobre). Nada vila occitana deu albergar un tal eveniment.

Aqueles somets, fins ara èran l’ocasion d’encontres entre los òstes de l’Eliseu e los dictators que i son ligats. Eles fan pas qu’afortir los plans que degalhan los interès dels pòbles francofòns, coma l’interès plan pensat del pòble francés.

Aquela gestion venguda de l’an pebre viu una crisi istorica, de ‘n jutgar per los cops d’estat que s’amolonan dins la darrièra passa, al Mali, Tchad, Guinea e Niger.

La moneda coloniala, lo franc CFA empacha tot desvolopament duradís e territorial e tanben la cooperacion Sud-Sud, es de mai en mai regetat ; tant coma l’ocupacion militara del Sahel e particularament del Mali dempuèi 2013.

L’operacion Barkhane, pensada per combatre lo terrorisme islamic, fracassèt coma l’intervencion militari dels USA en Afganistan. Se condemna tanben Frontex qu’es a la manòbra al nom dels païsses de l’union Europenca per regetar los exiliats politics e los migrants de la misèria, que fugisson sos païsses saquejats.

Per çò de las excusas del president Macron rapòrt a las responsabilitats francesas dins lo genocidi dels Tutsis al Rwanda, se devon de reparacions moralas e materialas en seguida.

Per totas aquestas rasons, lo Partit Occitan costeja lo contre-somet de Montpelièr e demanda la fin de la censura de l’actualitat africana dins los medias de servici public, coma d’aqueles somets neocolonials.

Es al païsses africans francofòns o autres, de decidir en independéncia tota dans sas instàncias pròprias, de son avenir.

Segon sas demandas, sus aquelas basas sanas tornamai se poirà botar en plaça una vertadièra cooperacion Sud-Nord.

Le sommet France-Afrique, qui  devait avoir lieu cette année à Bordeaux, se tiendra finalement à Montpellier (les 7 et 9 octobre). Dans aucune ville occitane,  un tel événement n’a lieu d’être.

Ces sommets, jusqu’à présent occasions de rencontres entre les locataires de l’Elysée et les dictateurs qui leur sont inféodés, ne font qu’entériner des plans qui desservent les intérêts des peuples francophones, comme l’intérêt bien compris du peuple français.

Cette gestion d’un autre âge vit une crise historique, à en juger par les coups d’État qui s’accumulent dans la dernière période, au Mali, au Tchad, en Guinée, au Niger.

La monnaie coloniale, le franc CFA, qui entrave tout développement durable et autocentré ainsi que la coopération Sud-Sud, fait l’objet d’un rejet grandissant, de même que l’occupation militaire du Sahel et en particulier du Mali depuis 2013. L’opération Barkhane, censée combattre le terrorisme islamiste, a échoué, aussi bien que l’intervention militaire des USA en Afghanistan. Tout aussi condamnable est le rejet qu’orchestre Frontex, au nom des pays de l’Union européenne, des exilés politiques et des migrants de la misère, qui fuient des pays dévastés.

Quant aux excuses formulées par le président Macron à l’égard des responsabilités françaises dans le génocide des Tutsis au Rwanda, elles doivent être suivies de réparations morales et matérielles.

Pour toutes ces raisons, le Partit occitan s’associe au contre sommet de Montpellier et demande l’arrêt de la censure sur l’actualité africaine dans les médias publics, ainsi que de ces sommets néocoloniaux. C’est aux pays africains, francophones ou autres, à décider en toute indépendance, dans leurs propres instances, de leur avenir. Sur ces bases assainies, et en fonction de leurs demandes, pourra se mettre en place une authentique coopération Sud-Nord.

Las regions son pas contentas…e après qué ?

Les régions ne sont pas contentes…et après ?

La  reduccion de las dotacions a las regions fan reagir la presidenta Carole Delga. Mas quand an lo poder a París, que siá la dreta o l’esquèrra, fan pas que de recentralizar. 

Las regions pagarán un còp de mai la factura de la politica de recentralizacion que s’afortís dempuèi que Macron es estat elegit.

Son 177 milions d’euros que las regions trobaràn de manca ! Es çò qu’es previst dins la lei de finanças per 2022. Aquò estonarà pas degun. Aquò fa d’annadas que, qual que siá lo poder en plaça a París, los mejans autrejats a las regions demesisson.

Lo president de uei e son govèrn recentralizan, tant que pòdon. Lo quinquenat de Hollande s’acabèt per un lamentable retalhatge de las regions qu’a desembocat sonque sus una complexitat encara mai granda de la pretenduda decentralizacion a la francesa.

Las economias faitas au prejudici de las regions an provocat una reaccion de la presidenta de l’Associacion de las Regions de França, Carole Delga. Mas son de paraulas qu’ausissèm regularament dempuèi 25 ans, a cada còp que talhan dins las ressorças de las regions.

Alavetz qué s’i passa un còp escriuts aqueles comunicats ? Res !

Mas quand an los mejans de decentralizar …o fan pas. Alara perqué s’estonar ?

Dempuèi 1998, quand Lionel Jospin anoncièt sens aver consultat las regions, qu’anava suprimir la part regionala de la taxa d’abitacion, a dreta o a l’esquèrra faguèron pas autra causa que recuolar.

Las regions an pas mai de ressorças fiscalas e vivon sonque de las dotacions (de la benvolença) de l’Estat.

Quand la presidenta de l’ARF afirma que lo govèrn respècta pas las regions e qu’aquestas devon dispausar de mejans per respondre a las demandas dels ciutadans, es vertat.

Mes après qué fasèm ? La regions « a la mesura de l’Euròpa » coma las presentava Manual Valls, foguèron pas qu’una engana.

Macron tanben se trufa de las regions. Esperam totjorn la reforma vertadièra, la decentralizacion vertadièra, coratjosa, la que donarà a las regions poder politic, poder economic e responsabilitats devant los ciutadans.

La réduction des dotations aux régions fait réagir la présidente Carole Delga. Mais lorsqu’elles ont le pouvoir à Paris, la gauche ou la droite recentralisent. 

 Les régions vont encore faire les frais de la politique de recentralisation qui se renforce depuis le début du quinquennat de Macron.

177 millions d’euros en moins pour les régions ! C’est ce qui est prévu par la loi de finances pour 2022.

Cela n’étonnera personne. Cela fait des années que, quel que soit le pouvoir en place à Paris, les moyens des régions sont réduits.

Le président actuel et son gouvernement recentralisent à fond. Le quinquennat Hollande s’est achevé par un lamentable redécoupage des régions qui n’a débouché que sur une complexité encore plus grande de la prétendue décentralisation à la française.

Les économies faites sur le dos des régions fait réagir la présidente de l’Association des Régions de France, Carole Delga. Mais ce sont des mots que l’on entend régulièrement depuis 25 ans, à chaque fois que l’on taille dans les ressources des régions.

Que se passe t-il après les mots et les communiqués ? Rien !

Mais quand on a les moyens de décentraliser…on ne le fait pas. Alors pourquoi s’étonner.

Depuis 1998, lorsque Lionel Jospin annonça sans consulter les régions, la suppression de la part régionale de la taxe d’habitation il n’y a eu, de droite et de gauche, que des reculs. Les régions n’ont plus de ressources fiscales et ne vivent que des dotations (du bon vouloir) de l’État. Alors quand la présidente de l’ARF affirme que l’attitude du gouvernement n’est pas respectueuse et que les régions doivent disposer de moyens pour répondre aux attentes des citoyens, cela est vrai. Mais après, que fait on ? Les régions à taille européenne de Valls et Hollande furent une vaste escroquerie, Macron se moque des régions.

On attend toujours la vraie réforme, la vraie décentralisation, courageuse, celle qui donne aux régions du pouvoir politique, économique ainsi que des responsabilités devant les citoyens.

Una dintrada illegala/Une rentrée dans l’illégalité

La dintrada de l’ensenhament immersiu se fa jos la menaça de veire illegalizadas las escòlas que practican aquel ensenhament. Es la fauta del govèrn qu’a ajudat a la censura de la lei Molac çaquelà votada majoritariament pels deputats

Lo ministre de l’Educacion a fait d’aquesta dintrada una dintrada particulara per l’ensenhament immersiu en occitan e tanben en las autras lengas ditas regionalas. Per totas las escòlas associativas qu’ensenhan en occitan es una dintrada illegala segon lo Conselh Constitucional.

Lo vòte de la lei Molac, a la prima passada, permetiá d’alargar l’ensenhament per immersion al servici public d’educacion e de lo prepausar a totas las familhas.

Per l’accion del ministre de l’Educacion, lo Conseil Constitucional a sacamandejat lo tèxte del deputat breton e indicat que l’ensenhament per immersion contraveniá a l’article 2 de la constitucion. L’ensenhament immersiu es donc jos la menaça d’una illegalizacion.

Degun aviá pas podut duscas ara menaçar lo trabalh fait per centenats d’associacions, milierats de paires e maires, centenats d’ensenhaires amb l’ajuda de tot lo movement cultural.

La lei Molac es estada sancionada per l’accion d’un ministre. Poguèt pas o far sense l’acòrd del cap del govèrn e sense que lo cap de l’Estat foguèsse consent. Aqueste faguèt de declaracions tardièras que pretendián èstre en favor de las lengas ditas regionalas, mas sas declaracions anterioras e la venguda de l’elecccion presidenciala, fan que tot aquò manca de credibilitat.

Res cambiarà pas sense una mobilizacion de las fòrtas.

D’unes vòlon daissar creire qu’una reforma de la constitucion se farà autanlèu l’endeman del periòde electoral, a condicions de votar per los que son en plaça ara. Es una farcejada. Per çò qu’es dels autres candidats lor posicionament deurà èstre fòrça clar e se deurà apiejar sus un engatjament plan argumentat.

L’istòria electorala de la Vena Republica es una seguida de promessas dins aquel domeni que jamai foguèron tengudas.

La solucion unica es una reforma rapida de la constitucion e aquò o poirem ganhar sonque en fasent una pression fòrta sus aqueles que trenquèron la lei Molac. Devèm mantenir viva la reivindicacion dins lo debat politic.

La rentrée de l’enseignement immersif est une rentrée qui se fait sous la menace d’une illégalisation, produit de l’action du gouvernement qui a censuré la loi Molac, pourtant votée très majoritairement par les députés

Le ministre de l’Éducation a fait de cette rentrée 2021 une rentrée particulière pour l’enseignement immersif en occitan ainsi que pour les autres langues dites régionales. Pour toutes les écoles associatives qui enseignent en occitan il s’agit d’une rentrée illégale selon le Conseil Constitutionnel.

Le vote de la loi Molac, au printemps dernier, permettait d’élargir l’enseignement par immersion au service public d’Education et de l’offrir à toutes les familles qui le souhaitent.

Par l’action du ministre de l’Éducation, le Conseil Constitutionnel a cassé le texte du député breton et a indiqué que l’enseignement par immersion contrevenait à l’article 2 de la constitution. L’enseignement immersif est donc sous la menace d’une illégalisation.

Personne n’avait réussi à ce jour à mettre en péril des années de travail menées par des centaines d’associations, des milliers de parents, des centaines d’enseignants avec l’appui de tout un mouvement culturel.

La loi Molac a été cassée par l’action d’un ministre. Il n’a pu agir sans l’aval du chef du gouvernement et sans le consentement du chef de l’État. Celui-ci a tardivement fait des déclarations qui se voulaient favorables aux langues, mais ses déclarations antérieures et l’approche de l’élection présidentielle font douter de sa sincérité.

Rien ne changera sans une forte mobilisation.

Laisser croire qu’une réforme de la constitution se fera dès le lendemain de la période électorale de 2022, si l’on reconduit les mêmes, est une farce. Quant aux autres candidats leur positionnement devra être très clair sur le sujet et étayé par un engagement fort et un discours argumenté.

L’histoire électorale de la Vème République est pleine de promesses non tenues en ce domaine.

La seule issue est une réforme rapide de la constitution et celle-ci ne pourra s’obtenir qu’en faisant pression sur ceux qui ont cassé la loi Molac et en maintenant vivante la revendication dans le débat politique.

Solidarité avec les agricultrices et agriculteurs sinistrés par les épisodes de gel !

Les conséquences des températures anormalement basses pour un début avril, en particulier durant les nuits entre les 6 et 8 avril, sont particulièrement lourdes pour l’agriculture. Mais elles se révèlent dramatiques pour l’arboriculture et la viticulture dans bien des régions occitanes.

Les pertes sont lourdes, effrayantes parfois. Pour ne prendre que l’exemple de ces 2 départements, les chiffres de la Drôme et l’Ardèche sont sidérants : 70% de pertes pour l’arboriculture drômoise, 80% pour l’arboriculture ardéchoise ; abricots, pèches, mais aussi cerises, pommes, poires, prunes, … toutes les productions enregistrent des pertes de 80 à 90 % … La viticulture n’a pas été épargnée, les premières estimations donnant des pertes de chiffre d’affaires d’au moins 125 millions d’euros dans les vignobles drômois et ardéchois.

Devant une telle situation, le Partit Occitan tient à exprimer sa totale solidarité avec l’ensemble des femmes et des hommes de ces filières. Car c’est tout un écosystème qui est frappé : producteurs, intermédiaires, salariés, saisonniers, …

Dans nos régions occitanes, les agricultrices et les agriculteurs sont bien plus que les actrices et acteurs engagés de ces secteurs d’activités dynamiques et innovants. Leur rôle est essentiel dans la vie économique, sociale, culturelle et tout simplement humaine de nos territoires. Durant des décennies ils furent les derniers gardiens de ces trésors que sont notre Langue Occitane et de notre culture en les gardant vivaces dans leur quotidien et en faisant raisonner la musique de notre langue dans nos villes et nos campagnes.

Nous devons être à leurs côtés dans cette nouvelle épreuve.

Le gouvernement parisien a certes promis 1 milliard d’euros. En réalité, il n’a rien fait d’autre que de pallier, avec de l’argent public, les carences des assureurs. Malgré les bénéfices à 2 chiffres des assureurs français (respectivement 11, 14 et 13 milliards d’Euros en 2017, 2018 et 2019) nos agriculteurs sont dans l’impossibilité de s’assurer correctement face aux aléas climatiques sans cesse plus nombreux : soit la couverture est insuffisante, soit le coût des polices d’assurance est tellement élevé que certains préfèrent courir le risque de tout perdre.

Il est temps d’agir en profondeur car le dérèglement climatique rendra de tels évènements météorologiques de plus en plus fréquents et de plus en plus violents. Ne nous leurrons pas, c’est bel et bien à une manifestation du dérèglement climatique que nous avons assisté. Car si les gelées ne sont pas une nouveauté, l’ampleur des dégâts sur les cultures est imputable au fait que ces nuits glaciales ont succédé à des journées anormalement chaudes pour un mois de mars. Ainsi, avec le réchauffement climatique, les bourgeons éclosent plus tôt alors que les gelées d’avril restent présentes. Plus les hivers seront doux, plus ce phénomène se produira, plus son intensité sera grande, plus les dégâts s’alourdiront.

Alors il faut agir à court, moyen et long terme !

Il faut d’abord aider les femmes et les hommes de ce secteur à se protéger des conséquences de ces phénomènes. L’actuel système d’indemnisation des calamités agricoles et assurances privées n’est pas efficient. Le Partit Occitan ne peut que faire siennes les propositions de bon sens de la Confédération paysanne : faire jouer la solidarité inter et intra filières par la création d’un fonds mutuel et solidaire. « Ce fonds serait doté par une solidarité entre les différentes productions et au sein des filières – interprofessions, fournisseurs d’agroéquipements et d’intrants, transformateurs et grande distribution – parce que la production agricole bénéficie à toute la chaîne alimentaire ! ».

Mais nous devons toutes et tous, consommatrices et consommateurs, agir immédiatement en privilégiant les produits de nos régions, les fruits de saison, les productions de qualité qu’elles soient issues de l’agriculture biologique ou raisonnée, en favorisant les circuits courts générateurs de marge, les achats de proximité réduisant l’empreinte carbone, …

La solidarité collective doit aussi venir en aide aux travailleuses et travailleurs de ces secteurs, salariés permanents ou saisonniers. Leurs pertes de revenu doivent être compensées.

Mais les défis majeurs nécessitent un travail en profondeur et des efforts structurels bien plus grands. Il faut dès à présent prendre la mesure du dérèglement climatique et de ses conséquences. Dans les secteurs agricoles et agroalimentaires cela signifie engager des mutations structurelles profondes et encore plus longues qu’ailleurs. Les sommes à mettre en œuvre pour modifier les sélections variétales, les conduites culturales, la gestion des sols, des ressources en eau, … sont telles que la profession seule ne saurait les supporter.

C’est un immense chantier collectif qu’il est urgent d’initier sans attendre. L’argent des contribuables occitans doit prioritairement être investis dans un tel chantier plutôt que dans ceux, autant pharaoniques et coûteux qu’inutiles pour nos économies régionales, des JO parisiens ou du Grand paris ! Il est plus que temps d’investir pour préparer notre avenir et de cesser de dépenser inutilement nos ressources fiscales dans des éléphants blancs d’une région capitale dispendieuse de ressources prélevées d’autorité sur nos territoires.

L’écologie est d’abord un combat quotidien au plus près des habitantes et des habitants de nos territoires. Le Partit Occitan le mène avec détermination ; c’est par écologie des territoires que nous bâtirons le monde d’après !

Plus que jamais il est temps de décider au pays pour pouvoir y vivre et y travailler !

Amassa i arrivarem !

Loi Molac : Mercejaments/Remerciements

Occitans ! : remerciez vos députés qui ont voté la loi « Conforme »

Source : https://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/15/(num)/3569

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boris.vallaud@assemblee-nationale.frBorisVallaudLandes
aurelien.pradie@assemblee-nationale.frAurelienPradieLot
huguette.tiegna@assemblee-nationale.frHuguetteTiegnaLot
michel.lauzzana@assemblee-nationale.frMichelLauzzanaLot-et-Garonne
olivier.damaisin@assemblee-nationale.frOlivierDamaisinLot-et-Garonne
andre.chassaigne@assemblee-nationale.frAndreChassaignePuy-de-Dôme
christine.piresbeaune@assemblee-nationale.frChristinePiresBeaunePuy-de-Dôme
david.habib@assemblee-nationale.frDavidHabibPyrénées-Atlantiques
florence.lasserre@assemblee-nationale.frFlorenceLasserrePyrénées-Atlantiques
jean.lassalle@assemblee-nationale.frJeanLassallePyrénées-Atlantiques
josy.poueyto@assemblee-nationale.frJosyPoueytoPyrénées-Atlantiques
vincent.bru@assemblee-nationale.frVincentBruPyrénées-Atlantiques
jean.terlier@assemblee-nationale.frJeanTerlierTarn
marie-christine.verdier-jouclas@assemblee-nationale.frMarie-ChristineVerdier-JouclasTarn
muriel.roquesetienne@assemblee-nationale.frMurielRoquesEtienneTarn
sylvia.pinel@assemblee-nationale.frSylviaPinelTarn-et-Garonne
valerie.rabault@assemblee-nationale.frValerieRabaultTarn-et-Garonne
edith.audibert@assemblee-nationale.frÉdithAudibertVar
philippe.michel-kleisbauer@assemblee-nationale.frPhilippeMichel-KleisbauerVar
valerie.gomez-bassac@assemblee-nationale.frValerieGomez-BassacVar
julien.aubert@assemblee-nationale.frJulienAubertVaucluse
souad.zitouni@assemblee-nationale.frSouadZitouniVaucluse

Lèi Molac Prèst-a-mandar / Trousse d’action

Deux étapes :

  1. Contacter les membres de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée Nationale
    • Avant le 30 mars (la commission siège le 31 mars)
  2. Contacter ses députés
    • Avant le 7 avril (la proposition de loi est votée à l’AN le 8 avril)

Signez la pétition

Soutenez le passage en seconde lecture de la Proposition de Loi Molac grâce à la pétition mise en ligne par le collectif  » Pour Que Vivent Nos Langues « .

Faites-le savoir / Dites-le nous

Le collectif  » Pour Que Vivent Nos Langues  » #pqvnl tient un décompte des députés contactés ainsi que leurs intentions. Consultez la carte.

Faites connaître votre action dans les réseaux sociaux de votre choix.

Le lien vers la page Facebook du collectif  » Pour Que Vivent Nos Langues « .

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Ressources

Le Partit Occitan rend hommage au Président Manuel Azaña

La mascarade ou Le sommet franco-espagnol de Montauban

Le Partit Occitan tient à saluer la mémoire du Président Manuel Azaña, dernier président en exercice de la République espagnole, inhumé en 1940 et réfugié à Montauban auprès de la légation mexicaine pour échapper aux polices pétainistes et franquistes qui cherchaient à l’enlever.

Quatre-vingts ans après, cette commémoration veut tenir lieu de « réparation historique » bien tardive de la part des États espagnols et français. Elle ne peut masquer l’ambigüité de cette rencontre entre un État monarchiste et un État républicain qui s’imaginent soudain qu’une réparation très symbolique et qu’un déplacement dans l’urgence peuvent gommer l’histoire des peuples.

Alors que l’acharnement de l’État espagnol s’abat sur le peuple catalan qui a rappelé par référendum son droit à l’autodétermination, cette rencontre est pour nous avant tout le symbole de l’accord entre deux États parmi les plus centralistes du camp européen. Quand trois députés européens catalans sont obligés de s’exiler en Belgique et que 9 autres sont incarcérés au nom de la raison d’État, MM. E. Macron et P. Sanchez tentent de réécrire l’histoire.

Le Partit Occitan dénonce cette mascarade en terre occitane et voit dans cette rencontre une nouvelle manifestation du renforcement des liens inter-étatiques réalisés visant à renforcer la domination des états sur les peuples et les Nations sans État.

MANIFESTATION LUNDI 15 MARS à 15 H à MONTAUBAN

Manifestacion diluns 15 de març a 15 oras a Montalban

Lo Partit Occitan apela cadun a cridar son sosten sens relambi al nòstres fraires catalans empresonats !

Lundi 15 mars, se tiendra à Montauban un sommet Franco-Espagnol en présence d’Emmanuel Macron et Pedro Sanchez.

À cette occasion, et pour la première fois de manière officielle, les deux chefs d’État iront s’incliner sur la tombe de Manuel Azaña Président de la République espagnole (11 mai 1936 au 27 février 1939). Le président Azaña est le dernier président en exercice de la République espagnole.

Un peu avant la chute de la Catalogne, le 5 février 1936, il se réfugie en France où il rejoint les exilés républicains déjà sur place, mais démissionne le 27 février lorsque la France reconnaît le franquisme. Il trouve asile à la légation du Mexique située dans l’hôtel du Midi de Montauban, pour échapper aux manœuvres des polices pétainistes et franquistes qui cherchaient à l’enlever; il y décède le 3 novembre 1940.

Son cercueil est amené au cimetière recouvert d’un drapeau mexicain car le préfet de l’époque avait interdit le drapeau républicain espagnol, accompagné par 3000 exilés et amis de la république espagnole.

Cet hommage des deux présidents espagnol et français est donc un événement et une réparation historique.

Cependant il ne saurait nous faire oublier l’actualité, cet autre Président, celui de la Généralité de Catalogne et deux de ses conseillers, aujourd’hui en l’exil à Bruxelles; poursuivis depuis plus de trois ans par l’Espagne pour avoir organisé un référendum d’autodétermination, ils viennent de perdre leur immunité parlementaire à cause de manœuvres politico-juridiques et risquent jusqu’à 25 ans de prison.

Ces deux événements si douloureux à notre mémoire d’enfants, petits enfants et amis de républicains exilés entrent en résonance.

Le délai est court, mais nos amis de Perpignan et de Montauban proposent de créer une manifestation informelle avec des pancartes réclamant l’Amnistie des catalans, lundi à 15H sur le lieu de la signature d’un nouveau protocole franco-espagnol sur la double nationalité.

Le partit occitan s’associe et apporte son soutien à cette démarche .