Archives de catégorie : Accions

Plus de 11000 signatures pour la pétition « Ni Sud ni Paca, mais Provence »

14 janvier 2018, la pétition lancée par Hervé Guerrera ancien conseiller régional affilié à la section provençale du Partit Occitan « Région Provence » dépasse les 11000 signataires et obtient de nombreux échos dans la presse.

Signer la pétition

Le Conseil Régional, « Provence-Alpes-Côte d’Azur » vient d’entériner une notion totalement inadaptée à l’émergence d’une vraie personnalité régionale ouverte. Il souhaite dénommer notre région « SUD – Provence-Alpes-Côte-d’Azur« . Au-delà de la longueur de l’appellation, qui nous a valu l’affreux acronyme PACA, l’on ne peut que déplorer, dans SUD, le dénigrement de ce qui fait vraiment notre région ainsi que l’absence de débat autour d’une décision totalement hors sol.

Originellement, culturellement, linguistiquement… cette région est la PROVENCE inventée par la démocratie grecque, les républiques romaines et les divers apports méditerranéens. C’est la PROVENCE des villes franches et des grand citoyens, la PROVENCE des révolutionnaires, des républicains de 1851 et des résistants. Elle est certes diverse, de Nice à Marseille, de Toulon à Briançon, d’Avignon à Forcalquier mais unie dans cette diversité. Sa langue qui s’exprime en provençal, niçois, alpin est l’exemple même de cette intercompréhension.

Nous demandons que le nom historique de PROVENCE, connu dans le monde entier, soit rendu à notre territoire, suscitant ainsi l’adhésion citoyenne et populaire au projet régional !

Hervé GUERRERA, Région Provence, section provençale du Partit Occitan

Cette pétition sera remise à:

  • Monsieur le Président de Région

Signer la pétition

La Dintrada 2016 : los 24 e 25 de setembre a Pòrt-Leucata

La Dintrada est un événement de la revue Occitània – Lo Cebier – Volem Viure al País, coorganisé par l’Alliance Libre Européenne et le Partit Occitan avec le soutien du Parlement Européen.

Au programme : débats, conférences, ateliers… consultez nos pages pour connaitre les détails.

Se marcar per la Dintrada 2016

 

Il est aussi possible de s’inscrire par courrier. Le bulletin est disponible en téléchargement.

Affiche oc

EDITO 2016

La Dintrada : lo lòc ont l’occitanisme pòt debatre

Version française à la suite

Occitània ? Qu’es aquò ? Nos o demandam ! De tota faiçon los occitanistas ne parlan e ne discutisson. I Passan sovent fòrça temps ; benlèu pr’amor i a fòrças causas a far !
Anem ! Cal aver un pauc d’umor e saber ironizar sus nòstres defauts. Nos agrada de debatre, de devisar, d’argumentar e, còps que i a, de desparlar ! Mas quand es a prepaus d’un mot o d’un nom, sèm los campions ! vertat ?
La Dintrada es un lòc per discutir de las questions que pertòcan los occitans e lor país.
Podèm metre aquela capacitat de parlar e de far de debats contradictòris al servici d’un projècte que farà progressar las idèas nòstras.
Alavetz, ongan, vos que venguèretz l’an passat, podètz tornar, subretot se l’an passat pensatz que los debats foguèron de bona qualitat. Tornatz, s’avètz trobat un ambient de qualitat, s’avètz aprés de causas ; s’avètz presat de poder prendre la paraula librament, s’avètz podut interrogar tal o tal o s’avètz pensat que la Dintrada vos obliguèt a vos pausar de questions.

E vos que venguèretz pas l’an passat, mas qu’avètz ausit dire que foguèt un vertadièr lòc de debat per l’occitanisme, vos cal venir tanben. Quitament se totas las taulas redondas son pas suls subjèctes polemics mai estimats dels occitanistas, poiretz los metre sus la taula al moment de l’aperitiu o a la pausa del cafè !
Tots los debats que son permeses a la Dintrada…mas cal que fagan progressar l’occitanisme ; es la sola condicion !

Per çò qu’es del programa, ongan nos menarà suls camins de la presidenciala amb Christian Troadec. Nos obligarà a soscar sus l’Euròpa que voldriam, nos permetrà de despensar un pauc d’energia per imaginar coma la podèm estalviar deman, nos obligarà a comprendre, un còp de mai, que per nòstra lenga la sola via possibla es la d’un trabalh en comun.


La Dintrada : le lieu où l’occitanisme débat

L’Occitanie ? Qu’es aquò ? On se le demande ! En tous cas les occitanistes en discutent et parfois passent beaucoup de temps a débattre de ce sujet ! Il y a tant à faire !
Bon ! il faut savoir avoir un peu d’humour et ironiser sur ses propres travers . On aime ça débattre, parler, argumenter. Mais quand  il s’agit d’un mot, d’un nom, nous sommes les champions.
La Dintrada c’est un lieu de débat sur les questions qui touchent les occitans et leur pays.
Nous pouvons mettre cette envie de débattre, de discuter, au service d’un projet qui fera progresser les idées qui sont les nôtres.
Alors venez-y cette année encore pour ceux, qui l’an dernier, avaient trouvé que les débats étaient de bonne qualité. Revenez vous qui aviez trouvé que l’ambiance était bonne, vous qui aviez appris des choses et qui aviez apprécié de pouvoir intervenir,interroger tel ou tel et finalement vous interroger vous-même.

Venez, vous qui n’étiez pas présent l’an dernier et qui avez entendu dire que La Dintrada était un vrai lieu de débat pour l’occitanisme. Vous ne regretterez pas. Même si les tables rondes et les communications ne portent pas sur les sujets polémiques de prédilection des occitanistes, vous pourrez quand même mettre sur la tables ces sujets à l’apéro ou devant un café.
Tous les débats sont permis à la Dintrada…mais à condition que cela fasse progresser l’occitanisme !

Pour ce qui est du programme de cette année il nous mènera sur les chemins de la présidentielle avec Christian Troadec, il nous poussera à réfléchir sur l’Europe telle que nous la voudrions, il nous permettra de dépenser un peu d’énergie à penser à l’énergie qu’il nous faudra économiser demain et il nous obligera à comprendre une fois de plus que pour notre langue il n’y a qu’une seule voie : celle du travail en commun.

David Grosclaude, août 2016

Nouveau nom de la région LRMP : un premier pas positif

Le comité du nom de la région a proposé ce mardi 05 avril une liste de 8 noms pour la consultation citoyenne. 6 noms sur 8 s’inspirent de la forte identité occitane de la région, afin de donner de la cohérence entre le territoire et son nom. C’est un premier pas positif, même si nous étions favorables à Occitanie suivi d’un adjectif par rapport aux autres régions occitanes et si nous regrettons qu’aucune proposition ne reprenne l’identité catalane.

Après les choix de Hauts-de-France en Mars puis de Grand-Est ce lundi 4 Avril, nous pouvions craindre le pire pour une région Bas-de-France ! Imaginerai-t-on l’Andalousie se nommer Grand-Sud pour être plus vendeur à l’international ? Ou bien la Bavière, se transformer en Sud-Est d’Allemagne, la Ligurie en Alpes-Méditerranée ? Les territoires, ce n’est pas que de la géographie, c’est aussi, et surtout, l’histoire des populations, et leur projet de société.

Les récents sondages sur les médias montrent toujours un fort attrait de la population pour le nom « Occitanie », simple, novateur et rassembleur. La voix des citoyens et des citoyennes doit pouvoir s’exprimer dans les prochaines semaines pour être prise en compte, non seulement par les élus régionaux et ne pas être censurée par un Conseil d’Etat déconnecté des réalités de notre région. C’est là un gage d’un renouveau démocratique porteur de sens et de convivencia.

Guilhem Latrubesse, Secrétaire  Fédéral du Partit Occitan


Contact-presse :

06 24 70 78 57 / guilhem.latrubesse[a]partitoccitan.org

Lei trabalh : es totjorn non !

Le Partit Occitan réaffirme son opposition à la « Loi travail » et soutien l’appel à la grève lancé pour la journée de demain.

Il appelle en outre à rejoindre dans le calme les cortèges qui auront lieu dans les principales villes d’Occitanie.

 

Qu’es aquel trabalh ?

Le comitat d’albigés del Partit Occitan appelle à se mobiliser pour la manifestation de ce jeudi 31 mars contre le projet de loi El Khomri sur le travail.

Le comité est bien conscient du manque de souplesse du système français et en même temps de la précarité qui concerne de plus en plus de salariés. Une réforme est nécessaire, mais certaines mesures contenues dans ce projet de loi constituent de dangereux reculs pour les conditions de travail : augmentation de la durée hebdomadaire de travail, baisse de la rémunération des heures supplémentaires, etc…

Les contreparties restent floues. Si cette loi était appliquée en l’état elle entrainerait une hausse des licenciements et une baisse des rémunérations pour les salariés. Vraiment pas de quoi relancer l’économie !

Lei trabalh : non mercés !

Jean Thomas, pel Partit Occitan Pais Tarnés


Contacts-presse :

Pòrtaparaula : Danièl Rifà 06 18 47 63 24
Carolina Garcia-Cròs 06 24 71 06 83
Corrièl : pocalbiges@free.fr

Nouvelle équipe à l’OPLO

L’Office Public de la Langue Occitane a tenu sa seconde Assemblée Générale à Toulouse hier. L’occasion de renouveler la présidence et les membres du bureau après les élections régionales de décembre dernier.

David Grosclaude, qui avait mené une grève de la faim en juin 2015 pour que l’Etat autorise la création de cet organisme après les votes des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, a donc cédé sa place à Charline Claveau-Abadie, élue de la région Aquitaine.

Le Partit Occitan salue le travail accompli par David Grosclaude et Guilhèm Latrubesse et se félicite de l’élection de Patric Roux, conseiller régional de la région LRMP délégué à l’occitan, au poste de premier Vice-président.

 


L’article de David Grosclaude :

Que dèishi l’Ofici Public de la Lenga Occitana / Je quitte l’OPLO

 

Le papier sur le blog de VAP de France 3 :

Charline Claveau-Abbadie succède à David Grosclaude à la présidence de l’OPLO

 

Pour France Inter, Montauban c’est « Bienvenue chez les ploucs »

Coup de gueule : Non, Montauban n’est pas à l’image de son maire !

L’émission de France Inter « Si tu écoutes, j’annule tout » consacrait de ce lundi 14 mars une chronique sur la maire de Montauban.

Après des allusions à des « comptes de campagne rejetés, détournement de fonds publics, faux et usage de faux, complicité de recel », Guillaume Meurice diagnostiquait une ville de Montauban atteinte du « syndrome de Levallois-Perret ». Il pointait avec humour une maire qui « ferait passer Patrick Balkany pour St François d’Assise », en incluant notamment plusieurs références au film « Le Parrain ».

Dans sa chronique, le journaliste part ensuite à la rencontre de Montalbanais-es pour les faire réagir à la mise en examen de leur maire. Nous ne pouvons alors qu’être consternés à l’écoute du panel sélectionné dans le reportage. Les railleries des membres du studio à propos de l’accent occitan très prononcé du premier passant frisent le petit racisme ordinaire Paris-Province. Vient ensuite une habitante déconnectée qui « se dépêche d’aller dépenser ses sous avant que Brigitte ne les détourne pour refaire sa véranda ». Puis un homme visiblement sous l’emprise de l’alcool en cette matinée de marché. Etcetera.

Non, chers visiteurs, Montauban n’est pas la ville de benêts provinciaux que vous dépeignez inconsciemment. Non, les Montalbanais-es ne sont pas à l’image de leur maire ! Ils ne sont – une fois de plus – que les victimes de ses frasques. Jusqu’où donc Brigitte Barèges ternira la représentation de notre ville ?

Ils sont nombreux les créateurs, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les exaspérés, ceux qui luttent et qui espèrent enfin construire, ensemble, le Montauban de demain, une ville pour tous, débarrassée de Brigitte Barèges. Nous sommes tous disponibles pour répondre aux questions des journalistes et faire connaitre le vrai visage de notre ville, aux antipodes de ce qu’incarne Mme Barèges.

Gaël Tabarly, élu d’opposition à Montauban

Partit Occitan

Samedi 19/03 : Contre les violences de l’extrême droite à Aix et dans le pays d’Aix

Contre les violences de l’extrême droite à Aix et dans le pays d’Aix

Rassemblement pour les libertés et la démocratie

Nous assistons, depuis quelques mois, à une montée inquiétante de l’extrême droite. Le poids électoral du FN, la libération de la parole raciste engendrent une montée de la haine et de la violence de cette extrême droite décomplexée et visible dans nos rues :
  • Un commando d’extrême droite fait irruption dans le local du PCF aixois. Dégradations, tentative d’incendie, agression de militants.
  • Des fanatiques d’extrême droite rompent le Cercle de Silence aux allées Provençales.
  • Des activistes d’extrême droite font irruption dans une conférence du PS sur la montée de l’extrême droite à l’IEP d’Aix.
  • Des extrémistes de droite, viennent faire le coup de poing lors des voeux du député Jean David Ciot. Dégradation de l’entrée du théâtre – bagarre – menaces de mort à l’adresse du député.
  • Une poignée de militants royalistes et identitaires manifestent le 30 janvier, date anniversaire de l’accession d’Hitler au pouvoir en 1933, au cœur de notre ville.
  • Des propagandistes racistes commémorent à Roquevaire les manifestations sanglantes du 6 février 1934, ayant fait 15 morts, date à laquelle les ligues nationalistes ont tenté de renverser la République.

Se rassembler contre le racisme, pour la fraternité et la solidarité

Nous demandons aux autorités de dissoudre, sans délai, conformément à la loi, ces mouvements violents s’attaquant à la République et aux libertés : Action Française et mouvements identitaires. Il leur appartient d’être fermes et de mettre un terme définitif à ces trop nombreux troubles à l’ordre
public.
Nous refusons ces discours antirépublicains, racistes et antidémocratiques. Les valeurs de la République sont inspirées de la philosophie des Lumières. Elles s’opposent, comme l’histoire de notre ville et de notre région, à ces résurgences obscurantistes.
Nous affirmons que les étrangers ne sont responsables en rien de cette situation. Les immigrés et les réfugiés n’ont pas à en être les boucs émissaires. Cette extrême droite violente, haineuse prospère sur le terreau de l’injustice sociale. Les forces progressistes doivent tracer ensemble des perspectives de développement, d’égalité et de progrès pour la combattre.
Nous refusons cette ambiance nauséabonde, ces pratiques qui rappellent des heures sombres de notre histoire. Ne laissons pas la rue à ces groupes fascisants. Face à eux restons vigilants et mobilisés.

Nous appelons les aixois à se rassembler

le samedi 19 mars à 16h00

à la Rotonde

Vivent la démocratie et la République !

Liberté, égalité, fraternité

Premiers signataires :
Aix Solidarité, Aix Vangard, ATMF, ATTAC Aix, Debunkers des hoax / Rumeurs d’extrême-droite, Ensemble ! , FSU, Génération Écologie, Jeunes Socialistes 13, LDH, Les Déconomistes, LICRA, Osez Le Féminisme 13 !, Partit Occitan, PCF, PS, Résister Aujourd’hui , Solidaire 13, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, UL-CFDT Aix, UL-CGT Aix, UNEF, Union des Démocrates et des Écologistes,
Visa 13

Régions : après le charcutage, voici l’assaisonnement et l’enfumage !

Nous y voici ! Quel sera le nom des nouvelles régions ? Les naïfs croyaient que les habitants de ces nouveaux territoires auraient le droit de dire leur point de vue. Il n’en sera rien. Ils n’auront droit qu’à l’impression d’avoir donné leur avis. Pour le reste l’Etat s’en chargera. C’est lui qui « proposera » des noms. C’est ce que l’on apprend dans une lettre qui a été rendue publique et que signe le préfet de la nouvelle région constituée de Midi-Pyrénées et de Languedoc-Roussillon.

Après le charcutage inoubliable qui a donné les nouvelles régions, voici venu le temps du choix du nom. Charcuter c’est bien, mais il faut assaisonner ! Et ce n’est pas le moment le moins important de la recette.

La technique est assez simple. Il faut laisser discuter dans les régions et, si possible, faire émerger les propositions les plus absurdes et les plus farfelues qui soient. Par exemple, pour éviter toute référence à l’Alsace on aura laisser émerger « Alcalie » formé par ALsace Champagne Ardennes Lorraine. Il est vrai que pour Nord-Pas-de-Calais-Picardie on a fait fort : « Hauts de France ».

Il y aura bien un farfelu pour proposer un « Bas de France », qui apparaitra comme tellement idiot qu’à côté un « Sud de France » paraitra presque un moindre mal. Cela permettra aussi de noyer toutes les idées qui pourraient être divergentes, voire déviantes comme les noms qui contiendraient le mot «occitan » ou « catalan ».

On évoque même pour désigner la nouvelle région qui abrite à la fois Clermont-Ferrand, Lyon et Grenoble un très poétique « Rhovergne » !

Une fois toutes ces foutaises exprimées et mises sur la place publique, l’État n’aura aucun mal à nous expliquer que la récréation est terminée ; et il sortira de son chapeau une pincée de « Pyrénées -Languedoc » un bien fade « Rhin-Champagne ». Quant à l’Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes elle risque bien de se retrouver en « Sud-Ouest Atlantique ».

Tout cela se fera sur la même partition que celle qui a présidé à la fusion des régions. On prétendra que toutes les consultations des habitants sur les noms coûtent cher, qu’elles durent trop longtemps, qu’elles frisent le pinaillage, et on découvrira un beau matin, dans la presse, la liste officielle des noms de ces nouvelles régions.

Mais ne croyez pas que cela se fera sans complicités locales. Il y a des forces, dans nos territoires, toujours prêtes à rendre service au pouvoir parisien et à son administration à qui ils doivent tout…

Et vous verrez que ce sont ceux-là qui, demain, nous expliqueront que le nom fadasse que l’on nous propose pour notre région est un « nom moderne pour une région de taille européenne, a l’heure de la mondialisation ». On leur aura fourni les éléments de langage et ils les reprendront sans broncher dans les colonnes des ( de leurs ? ) journaux ou sur les plateaux des TV d’information en continu.

Charcutage, puis assaisonnement, pas garanti sans conservateur (tisme ?), ne reste plus qu’à nous enfumer…Et voilà le produit ! Il semble typique mais sa fadeur ne cessera de nous surprendre !

Pendant ce temps là nous n’aurons pas le temps de disserter sur ces régions qui n’ont aucun pouvoir, aucun moyen budgétaire, aucun levier fiscal. L’essentiel sera sauf : nous serons resté dans le superflu et l’anecdotique.

David Grosclaude

http://david-grosclaude.com/2016/03/14/regions-apres-le-charcutage-voici-lassaisonnement-et-lenfumage/

Nom de la région LRMP : oui à « Occitanie », avec un adjectif

Samedi dernier avait lieu à Narbonne un débat autour du nom de la grande région « Languedoc-Roussillon » à laquelle participait Patric Roux, conseiller régional du Partit Occitan. L’occasion pour le POC de réaffirmer la position qui avait été publiée le 28 décembre dernier :


 

Òc a Occitània ! Oui à l’Occitanie !

 

Notre région traverse une crise d’identité importante due à un grand nombre de bouleversements auxquels s’ajoutent selon l’INSEE un chômage persistant et une pauvreté plus prégnante qu’ailleurs (Taux de pauvreté communaux – INSEE 2015).

Crise d’identité, crise sociale : les conditions sont réunies pour que la citoyenneté se délite et l’extrême droite progresse. Ce que nous constatons toutes et tous.

Aujourd’hui, le nom de la future Région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, et donc une part de son identité, est au cœur du débat public. Question qui n’est pas secondaire : renforcer le sentiment d’appartenance régionale c’est renforcer le dynamisme et les solidarités locales. C’est aussi faciliter l’intégration des nouveaux arrivants. Plusieurs quotidiens régionaux proposent un vote numérique qui place « Occitanie » largement en tête des suffrages sur plus de 100 000 votants, très loin devant des appellations aussi incongrues que Sud de France ou Septimanie  !

Au Partit Occitan, nous nous réjouissons qu’Occitanie soit présent dans le futur nom. C’est à nos yeux l’affirmation d’une identité régionale réelle, fondée historiquement, porteuse de sens et de cohésion. Se rassembler sous le nom d’Occitanie c’est aussi vouloir une démocratie régionale plus vivante, plus proches des citoyens et capable de mieux répondre au besoin de démocratie auquel nous aspirons.

Pour autant, l’Occitanie ne peut se réduire à la future Région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. Elle est par définition le pays de la langue d’oc et comprend également à grand trait Provence, Auvergne, Limousin et Aquitaine. Aussi, nous souhaitons qu’y soit adjoint un adjectif respectueux des autres terres occitanes comme Occitanie-Sud ou encore Occitanie-Centrale…

C’est le Conseil d’Etat qui tranchera cette question en 2016. Scandale s’il en est que l’Etat invalide notre capacité à décider ici ce que nous souhaitons pour nous-mêmes alors qu’il prétend rendre majeures les Régions.  

Patric Roux, pour la fédération régionale